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Mais malheureusement la comparaison devrait s’arrêter là car à l’ADEMA, la chose la mieux partagée c’est la pratique des coups bas et attaques sous-marines.

En effet, les mêmes qui avaient éconduit Mamadou Lamine et ses camarades occasionnant la volée de bois verts, j’allais dire de gros mots comme  » frelons  » pour dénier à certains leur teint d’abeille producteur de miel, s’en sont pris  » au candidat naturel  » qu’était IBK, pour ensuite refuser, après coup, à Soumi son investiture de candidat de la Ruche en 2002.

Pour s’aligner derrière ATT qui était certainement le candidat que l’autre (Konaré) avait comme dauphin dont il a caché l’identité de peur qu’il ne soit canardé comme il l’avait dit dans une interview avec JA l’Intelligent quelques années auparavant.

A propos de miel (ou de fiel ?), le seul que les abeilles aient produit en accord parfait fût la mise en œuvre de tous les moyens pour faire chuter GMT et son régime et s’installer à leurs places tant à Koulouba qu’à Bagadadji où l’on dénombrait plus de 120 des 147 députés. Rien de moins !

Depuis, c’est une succession de coups tordus et de trahisons toutes plus honteuses les unes que les autres. Et la dernière en date qui a consisté par l’art de l’anticipation rationnelle à pudiquement  » muer leur soutien politique en soutien électoral  » ne sera nullement le dernier.

Mais ce soutien fait dans la plus grande précipitation, sans même attendre la déclaration de candidature de l’intéressé n’est pas pour honorer un grand parti.

Peut-être bien que ceux qui pensent que les membres du CE de l’ADEMA ont fait une OPA sur le parti ont-ils raison dans la mesure où on ne s’attendait pas à une telle bourde de la part d’hommes politiques mûrs et ayant un minimum d’expérience.

Toutefois, Houphouet Boigny le sage de Yamoussoukoro avait raison qui disait que «  homme qui a faim n’est pas un homme libre « .

L’étape suivante pour le CE, c’est de convoquer un congrès extraordinaire afin de se mettre en accord avec ses propres textes et investir quelqu’un qui n’est pas militant d’un quelconque comité du parti.

N’en déplaise au Président du parti qui ne semble pas connaître les conditions à remplir pour être militant ADEMA.

Après cette phase, le CE doit convoquer un grand rassemblement pour solliciter d’ATT qu’il se présente aux prochaines élections présidentielles comme l’avaient fait jadis les amis de celui ci pour l’inviter à être candidat en 2002.

Dans tous les cas, la mue perpétrée par le CE /ADEMA en transformant son soutien politique en soutien électoral peut causer plus de tort à ATT que de bonheur dans la mesure où à ce jour on vit une certaine ADEMA-phobie dont les résultats du second tour des législatives de Sikasso ne sont peut être que les prémisses d’une série noire que ce parti risque de connaître s’il ne se réconciliait pas avec lui-même et œuvrer pour le bonheur du peuple et non plus de quelques quidams.

Qui va vivra va verra

Idrissa DIOUF

22 novembre 2005.