Partager

Quelques milliers de sympathisants de l’opposition manifestaient mercredi après-midi à Tunis où un dialogue national censé résoudre une profonde crise politique doit débuter avec la promesse d’une démission des islamistes au pouvoir.Réunis sur l’avenue Habib Bourguiba, ils brandissaient des drapeaux tunisiens en scandant « le peuple veut la chute du régime », « dégage » ou encore « gouvernement de traîtres démissionne! ». Un haut responsable du ministère de l’Intérieur que nous avons interrogé a avancé le chiffre de « 10.000 manifestants ». Un dispositif policier très important a été déployé sur cet axe, haut lieu de la révolution de janvier 2011, avec des dizaines de véhicules, certains blindés, en faction. La police et les brigades anti-émeute étaient aussi présentes en nombre.Le gouvernement dirigé par l’islamiste Ali Larayedh est censé aussi s’engager à démissionner dans l’après-midi et à laisser la place d’ici trois semaines à un cabinet d’indépendants. »Nous espérons que Larayedh aura le courage suffisant pour annoncer la démission de son gouvernement dans trois semaines pour sauver le pays », nous a déclaré , Hamma Hammami, un dirigeant du Front populaire (opposition de gauche).Les négociations qui débutent mercredi après-midi à huis-clos doivent aussi permettre l’adoption d’une Constitution, en cours de rédaction depuis deux ans, et d’un calendrier électoral. AFP.