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Des milliers de personnes ont participé lundi aux funérailles de quatre Coptes, dont deux fillettes, tués dans la nuit devant une église au Caire, premier attentat contre cette communauté dans la capitale depuis la destitution début juillet du président islamiste par l’armée.Autour d’eux, une foule portant les cercueils scandait des slogans réclamant la justice et juraient de « défendre la Croix ». « C’est injuste. Des chrétiens ont été tués dans la maison de Dieu », lançait Eid Fayez, 42 ans. Les Coptes, qui représentent 10% des 85 millions d’Égyptiens, se disent de longue date marginalisés dans le plus peuplé des pays arabes. Un fidèle, Ayman Moussa, nous a affirmé que l’église ne bénéficiait d’aucune protection des forces de sécurité depuis le 30 juin, date de la première manifestation monstre contre M. Morsi.Le Premier ministre a qualifié l’attentat de dimanche d‘ »acte criminel méprisable »et assuré que les forces de sécurité recherchaient les assaillants. « Des actes aussi terribles ne parviendront pas à diviser musulmans et chrétiens », a-t il assuré. Les Etats-Unis ont de leur côté condamné « fermement » cette attaque « odieuse », tandis que la France se disait « vivement préoccupée par les nombreuses violences qui, notamment depuis le mois d’août, visent les Coptes ». Les tensions pourraient être encore exacerbées par le procès le 29 octobre du Guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, et de ses adjoints, ainsi que de celui de M. Morsi, prévu à partir du 4 novembre pour « incitation au meurtre » de manifestants. AFP.