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Le gouvernement ivoirien a annoncé mercredi avoir relevé de leurs fonctions les chefs du camp militaire d’Abidjan attaqué lundi, et l’arrestation de ceux qui avaient la garde de l’arsenal dérobé lors de l’assaut. Le gouvernement a aussi annoncé « la sécurisation de tous les dépôts d’armes et munitions » et « la mise en œuvre d’un plan stratégique de surveillance des points sensibles » du pays, sans plus de détails. S’exprimant devant la presse, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a déclaré qu’une dizaine de personnes avaient été arrêtées après l’attaque d’Akouédo, en plus de plusieurs autres pour celle de Yopougon, et réaffirmé qu’une partie de l’arsenal volé (kalachnikov, lance-roquettes, etc.) avait pu être récupérée. Il a de nouveau accusé des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, selon lui en lien notamment avec des militaires « pro-Gbagbo en exil » au Ghana voisin. Le parti de M. Gbagbo, le FPI, a contesté mardi tout rapport avec ces attaques et sommé le gouvernement d’agir face à une « vague de violence meurtrière ». Une nouvelle attaque, contre un poste de contrôle de l’armée à l’entrée d’Agboville (80 km au nord d’Abidjan), a fait deux blessés dans la nuit de mardi à mercredi, selon une source militaire. AFP.