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« Nous avons nettoyé la ville de ces vampires de Boko Haram ! », affirme Abubakar Mallam, chef de la Force civile conjointe, une milice d’autodéfense qui a pris les armes contre le groupe islamiste à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria. Armés de machettes, de haches, de matraques, d’arcs et de flèches, ses miliciens patrouillent dans les rues poussiéreuses, écrasées par la chaleur du désert. Des groupes d’autodéfense se sont formés à Maiduguri avec la bénédiction des militaires nigérians. Livrée à elle-même, sommairement armée, sans entraînement, la Force Civile Conjointe a récemment fait son apparition dans la capitale de l’État de Borno, déjà prise en tenaille entre l’armée et les islamistes. Dans le combat de l’État nigérian contre Boko Haram, qui ambitionne de créer un État islamique dans le nord du Nigeria, les combattants de la Force Civile Conjointe font prévaloir leur expertise du groupe islamiste et de ses insurgés. Un responsable gouvernemental reconnaît, sous couvert d’anonymat, que le groupe d’autodéfense risque fortement de « commettre quelques abus » mais que son émergence est pour l’instant plutôt positive. Pour un responsable de la cité, toutes les solutions, même une milice illégale, sont bienvenues si elle peuvent ramener la paix. AFP.