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Les acquis du G20 sont jugés historiques par un grand nombre de participants. Des mesures pour mieux réguler le système financier ont été annoncées, notamment le contrôle des fonds spéculatifs. Les paradis fiscaux sont mis à l’index, une liste a été publiée dans la foulée par l’OCDE et des sanctions seront prévues. Le communiqué du G20 parle aussi beaucoup de la nécessité d’aider les pays les plus vulnérables. Les Africains ont-ils obtenu gain de cause ?
Sur deux points au moins, l’Union africaine aura été entendue. Jean Ping, le président de la Commission qui a fait le déplacement à Londres, avait demandé que le FMI vende ses réserves d’or pour accroître ses ressources et puisse ainsi venir en aide aux pays pauvres. Aussi cela sera fait. D’ailleurs, le FMI et la Banque mondiale se verront attribuer plus de 1 000 milliards de dollars. Reste à savoir de quelle façon va être utilisé cet argent et si les populations africaines en bénéficieront en priorité. Par contre, aucune annonce chiffrée n’a été faite sur une éventuelle réduction de la dette. Le G20 se contente de réaffirmer ses engagements pour réduire la pauvreté et doubler l’aide au développement d’ici à 2010
(Rfi)