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La boutique  »Miniprix de Fodé Tounkara » située en bordure de la principale artère bitumée menant à l’ancien marché de Niamakoro était en train d’être attaquée par des gangsters assurément venus avec de gros moyens. La fusillade a duré une bonne poignée de minutes avant de cesser tout aussi brusquement.

C’est une fois le nez dehors que la population, dont votre serviteur, apprit que les assaillants avaient été contraints d’abandonner leur cible, non sans avoir emporté des boîtes de lait Nido, des tubes de parfum, des pagnes Wax et une somme de 7500FCFA. Leur butin évalué par la victime est de l’ordre de 200 milles francs et, heureusement, aucune perte en vies humaines n’est à déplorer.

Selon les précisions supplémentaires recueillies sur place, les bandits armés jusqu’aux dents étaient venus à bord de deux Mercedes -200 et 190- non immatriculés et sur deux motos Jakarta. Ils étaient semble-t-il détenteurs de fusils mitrailleurs. Selon toute vraisemblance, c’est parce qu’ils étaient intrigués par les jets de pierres de travailleurs de la boulangerie qui s’étaient dissimulés sur le toit de leur bâtiment pour les lapider, qu’ils ont fini par prendre la tangente.

Ce dramatique fait divers qui alimente la chronique du quartier n’est hélas pas un cas isolé et interpelle fortement les autorités. Elles doivent faire montre de plus de rigueur dans la gestion des délinquants. Dans le même mois, des attaques armées du même genre ont été perpétrées dans la capitale : une boutique à Atétébougou, la station Dia Négoce à Boulkassoumbougou.

Drissa Togola

Le Challenger