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De bouche à oreille, la nouvelle était sur toutes les lèvres le week-end dernier et même ce matin à Yaoundé la capitale politique camerounaise. A la suite de la cassation de la caisse annuelle de leur association, trois femmes en cagoules armées de pistolets se sont transformées en braqueur dans la journée d’hier pour s’emparer des bijoux, téléphones portables et d’une somme d’argent évaluée à plus de 2 millions de francs Cfa (3000€) au quartier Simbock à Yaoundé.

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En moins de trente minutes, ces trois dames ont dicté leur loi à plus de trente femmes toutes membres de l’association des Femmes Sympas. Plusieurs témoins révèlent que la tactique utilisée par les braqueuses était très simple.

Premièrement, les trois braqueuses se sont présentés comme des nouvelles adhérentes qui souhaiteraient faire partie de l’association. Après quelques échanges de paroles avec Madame Monkam la présidente et quelques membres, deux d’entre les braqueuses ont pris place dans la salle, le temps de bien observer les mouvement des unes et des autres et de bien localiser les objets de leur convoitise..

Quelques minutes après, les deux visiteuses se sont levées, tout en brandissant les armes sur les membres. Elles ont récupéré toute la somme d’argent évaluée à presque 2 millions de Francs Cfa se trouvant sur la table, les téléphones portables, bijoux des membres ont été également emportés.

Ayant réussi leur coup, elles iront rejoindre leur complice dans un véhicule garé à l’extérieure pour s’enfuir avec leur pactole.

Malgré la riposte des forces spécialisées de la police avec l’appui des éléments de l’armée au Cameroun, les bandits rivalisent toujours des astuces pour les contourner. Les femmes sont désormais tombées dans la danse

Pour le cas de cette association féminine de Yaoundé, Thérèse T, membre de cette dernière, affirme qu’ »Il y a des complices au sein de cette association »

Le banditisme féminin s’est accentué depuis quelques mois dans les marchés et places publiques de Yaoundé. Même dans les quartiers, les habitants sont terrorisés par des femmes bandits.

Deux voleuses de vêtements ont été sévèrement battues, le 17 décembre dernier à Emombo, un quartier de Yaoundé. En cette période des fêtes de fin d’année et de nouvel an, il serait urgent aux uns et aux autres de redoubler de vigilance vis-à-vis des personnes étrangères que l’on a autour de soi, qu’importe le sexe affirme Casimir N. commerçant au marché d’Essos, Yaoundé


Source: Camer.be

23 Décembre 2008