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Prenant sur leur temps scolaire, de jeunes étudiants somaliens se sont portés volontaires pour donner des cours gratuits à des enfants vivant dans des camps de déplacés à cause de la guerre et de la famine. « Rien n’est facile ici, certains cours se donnent à l’ombre des arbres, d’autres dans des abris de fortune. Mais nous sommes contents parce que notre moral et celui des enfants est bon », confie Abdirashid Abdulahi, étudiant en médecine et l’un des fondateurs du groupe. Ils sont 30 volontaires, la plupart issus comme lui d’universités locales, à intervenir auprès de 600 élèves âgés de 6 à 15 ans dans quatre centres situés près des camps de déplacés de la capitale. « Tout ce qui compte c’est l’objectif positif que nous cherchons à atteindre ensemble », dit Abdirashid Abdulahi: apprendre aux enfants à lire, écrire et compter. Les camps de personnes déplacées par la dernière grande famine en 2011 – qui avait fait 250.000 morts – ou fuyant les combattants islamistes radicaux shebab jonchent la capitale somalienne Mogadiscio. Ces endroits sordides accueillent les personnes parmi les plus déshéritées, sans biens ou terres ni argent, et n’ayant que peu d’espoirs pour l’avenir de leurs enfants. Les 30 volontaires, eux, ont été plus chanceux. Ils ont pu étudier. « Après avoir observé le manque de centre éducatifs gouvernementaux pour les communautés les plus démunies, nous avons décidé, en tant qu’universitaires, d’aider les gens dans le besoin dans les camps de déplacés de Mogadiscio », explique Abdirashid Abdulahi, 20 ans. AFP