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Trois embuscades meurtrières ont réveillé vendredi le spectre de la guerre civile au Mozambique, l’ex-guérilla de la Renamo ayant mis ses menaces à exécution en attaquant des véhicules sur un grand axe routier vendredi, faisant deux morts et cinq blessés.La Renamo, qui a déposé les armes en 1992 et siège depuis au Parlement comme principal parti d’opposition, reproche au gouvernement du Frelimo d’accaparer les richesses du pays. Ces trois attaques contre deux camions et un autocar ont fait au moins deux morts et cinq blessés, selon la police mozambicaine. Interrogé par nos soins, le porte-parole de la Renamo Fernando Mzanga a refusé de revendiquer ces attaques. La police a d’ailleurs arrêté vendredi le chef de l’information de la Renamo Jeronimo Malageta. Ces attaques sont aussi le résultat d’années de tensions entre Afonso Dhlakama avec le gouvernement dirigé par le Frelimo, l’ancien adversaire de la Renamo pendant la guerre civile qui a fait près d’un million de morts entre 1977 et 1995.Depuis le retour de la paix, Frelimo et Renamo se sont retrouvés au Parlement.Mais Dhlakama n’a cessé de perdre des voix aux élections. Il est de plus en plus marginalisé, de plus en plus aigri, et de plus en plus disposé à en découdre avec ses anciens ennemis. Les deux parties négocient depuis 2012 mais cela n’a rien donné et n’a fait qu’aviver les rancœurs. La Renamo a directement réclamé une part des revenus des matières premières, ce dont le gouvernement ne veut pas entendre parler. AFP.