Partager

Un diplomate américain a estimé jeudi que les élections législatives de novembre en République démocratique du Congo (RDC) avaient été « entachées d’irrégularités », mais qu’elles avaient néanmoins marqué « une étape dans le processus démocratique » du pays.« Les élections ont été gravement entachées d’irrégularités et ont manqué de transparence », a affirmé Donald Yamamoto, du bureau africain du département d’État américain lors d’une audition devant le Sénat. Ces élections, qui se sont tenues le 28 novembre, sont les premières depuis l’indépendance du pays en 1960 à être financées majoritairement par le gouvernement congolais. Selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi, le parti du président Joseph Kabila et ses alliés ont obtenu la majorité absolue. Le camp présidentiel obtient autour de 260 sièges sur les 500 de l’Assemblée nationale, et l’opposition autour de 110. Dans 7 circonscriptions –17 sièges– la Commission électorale nationale indépendante a demandé l’annulation du scrutin, notamment à la suite de violences lors du vote. AFP.