Partager

Des diplomates kényans, ougandais, éthiopiens et djiboutiens sont en route pour le Soudan du Sud pour amorcer des démarches visant à mettre fin aux combats entre factions rivales de l’armée qui menacent de faire plonger le jeune pays dans la guerre civile. La ministre kényane des Affaires étrangères, Amina Mohammed, a indiqué à l’AFP être « en route pour le Soudan du Sud pour offrir une assistance immédiate à notre diaspora et au gouvernement sud-soudanais », précisant être accompagnée de délégation de Djibouti, Ethiopie et Ouganda. « C’est un problème régional et le gouvernement du Kenya doit prendre part au processus de solution », a-t-elle expliqué. Ces quatre pays sont membres – avec la Somalie – de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), organisation sous régionale est-africaine qui a joué un rôle-clé dans l’accord de paix conclu en 2005 entre la rébellion sudiste et Khartoum qui a mis fin à plus de 20 ans de guerre civile soudanaise et a abouti en juillet 2011 à l’indépendance du Soudan du Sud.
Une contagion des affrontements au reste du pays inquiètent les observateurs qui craignent que le jeune pays, fracturé le long de lignes ethniques et au régime divisé, glisse vers une guerre civile d’ampleur. AFP