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Sur invitation de l’ambassadrice du Canada, Isabelle Roy ; l’ambassadeur du Danemark, Mme Margit Thomse ; le chef de délégation de l’Union Européenne, Mme Irène Horej ; le chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis, Me Mary-Beth Léonard ; l’ambassadeur des Pays-Bas, M. Hary Buikema ; le chargé d’affaires de l’Ambassade de Belgique, Romy Deynoodt ; Bernard Hunkeler de l’ambassade de France ; Thomas Brundin de la Coopération Suédoise et Mme Fenny Steenks de l’Ambassade des Pays-Bas, les cinq journalistes maliens qui ont été incarcérés puis condamné à l’issue d’une parodie de justice pour crime de lèse majesté se sont rendus le lundi dernier dans l’après-midi à la Chancellerie de l’Ambassade des Pays-Bas.

Ces diplomates occidentaux qui représentent leurs pays respectifs et tous les partenaires techniques et financiers du Mali, voulaient entendre de la bouche des journalistes en cause dans cette histoire la vraie version des faits.

C’est ainsi que pendant près de deux heures d’horloges, le porte-parole du collectif des directeurs de publication ex-détenus, Mahamane Hamèye Cissé a expliqué en détail aux diplomates occidentaux toutes les péripéties de cette histoire rocambolesque.

Quant à Sambi Touré de Info-Matin et Birama Fall du journal «Le Républicain», eux, ils se sont surtout appesantis sur l’aspect juridique et judiciaire de cette affaire tout en mettant en exergue les nombreuses violations de l’article 147 du Code pénal malien et de la loi de 2000 portant sur les délits de presse.

Le directeur de publication du quotidien «Les Echos», Alexis Kalambry, a démontré avec une pertinence inégalable la justesse de la démarche adoptée par le journaliste Seydina Oumar Diarra dans la rédaction et son article.

Une démarche qui répondait parfaitement aux exigences professionnelles requises en la matière. Fort de ces détails, les diplomates occidentaux apparemment satisfaits de ces échanges fructueux ont affirmé avoir pris bonne note.

06 juillet 2007.