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En République centrafricaine, des dizaines de milliers de villageois qui ont fui les attaques et exécutions sommaires «n’ont toujours pas regagné leurs habitations». C’est le constat que dresse Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, qui rentre d’une tournée dans la région. L’archevêque s’est notamment rendu à Bossangoa, une ville secouée en septembre par des affrontements entre éléments armés «anti-balaka» (anti-machette) et membres de la Seleka et toute une série d’exactions.
A Bossangoa, «depuis le 11 septembre, il y a deux communautés : la communauté musulmane qui se trouve dans l’école Liberté, la communauté chrétienne se trouve à l’évêché. Et ce climat de peur règne encore dans le cœur et sur le visage des uns des autres», témoigne-t-il. Selon lui, les gens souhaitent rentrer chez eux, mais «ils ont peur». Pour Mgr Dieudonné Nzapalainga, une méfiance mutuelle est entretenue par certains, et le pays doit tout faire pour éviter de tomber dans le piège d’une confrontation intercommunautaire. Toute la région de Bossangoa, au nord-ouest de la Centrafrique, est sous la menace d’une guerre interreligieuse. RFI