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Top secret – Gouvernement de transition : Des brebis galeuses dans l’équipe

Pourtant on avait dit renouveau finalement on constate que l’équipe de Cheick Modibo n’est pas aussi renouveau que ça.

En effet, la forte personnalité consensuelle du Premier ministre éclipse quelque peu les réserves sur certaines personnalités.

Ils sont 3 ou 4 a traîné des véritables casseroles, donc ils ne répondent aucunement à l’esprit qui a sous-tendu la formation de ce gouvernement.

En outre, il faut que les gens arrêtent de rêver ce n’est pas un gouvernement de transition qui va gommer en un an ce que le Mali a mis en place pendant des décennies.

Alors brebis galeuses de l’équipe, les Maliens vous tiennent à l’œil, faites gaffe, avant d’être démasqués.

En tout cas l’élan de renouveau en marche ne tolère pas la restauration.

A défaut de vous métamorphoser mettez au placard vos pratiques d’antan qui ont empêtré l’équipe d’ATT.

Pourquoi Dioncounda ne peut-il diriger la transition ? : attention à la confusion !

Le Professeur Dioncounda Traoré Président par intérim de la République est victime de l’euphorie et de la confusion.

En outre, la maladresse de la CEDEAO à vouloir l’imposer unilatéralement n’arrange rien. Pourtant avec le recul et au-delà des supputations du président du CNRDRE, le professeur est l’idéal président pour la transition. Surtout que le Premier ministre a les pleins pouvoirs. Mais que reproche-t-on fondamentalement à Dioncounda hormis son appartenance à l’ADEMA ?

Il est important de savoir que le professeur est l’un des rares dirigeants de notre pays à ne pas traîner de casseroles après avoir été trois fois Ministres et Président de l’Assemblée nationale. Du coup, il n’est jamais cité même dans des business qui compromettent l’essentiel des dirigeants de notre pays notamment la corruption. Même les adversaires du professeur ne s’hasardent à le citer dans de telles affaires, alors le reste c’est les humeurs et autres extrapolations des milieux hostiles. Déjà, lui-même rassure qu’il ne sera pas un problème pour le Mali. Qu’il le dirige ou pas Dioncounda est une personnalité efficace qui n’a jamais nuit au Mali.

CNRDRE- CEDEAO : la réalité sonne

Au-delà des rumeurs et autres manipulations, le CNRDRE est en plein dans la réalité.

Les différentes rencontres de la junte avec le médiateur lui a permis de comprendre que la CEDEAO était incontournable dans le règlement de la crise que traverse notre pays au-delà de ce qu’affirment certaines pensées utopiques.

Au lendemain de l’attaque du pays par des forces occultes, certains s’empressaient à mettre cette opération au compte de la CEDEAO allant jusqu’à occuper les canaux d’informations sans aucune preuve. Avec le recul, c’est désormais clair que la CEDEAO n’a rien à voir dans cette opération d’amateurs.

Il est important que le CNRDRE arrête de montrer ses muscles à tout bout de champs puisque la réalité c’est que ses muscles ne sont pas si impressionnants qu’ils veuillent le faire croire.

La CEDEAO aide le Mali, elle doit persister à ne pas céder aux propos des gens qui ne comprennent pas forcement les enjeux. La réalité c’est que désormais tous les Maliens sont de fins analystes politiques.

Que Dieu continue à veiller sur le Mali, car le groupe seul du CNRDRE n’est plus à la hauteur, il est dépassé.

Affrontement bérets rouge contre bérets verts : haine est désormais semée

Quoi que l’on veuille à nous faire croire, la haine est désormais semée au sein de l’armée malienne.

Au fil du temps il nous est revenu de comprendre que des arrestations ont commencé dans les milieux militaires.

C’est désormais une autre donnée fondamentale qui s’invite dans cet imbroglio politico- militaire que traverse le pays.

De quoi demain sera-t-il fait ? En ce sens que les événements militaires de ces derniers jours laisseront forcement des traces.

En tout cas, c’est la nation malienne meurtrie qui en paye le prix fort avec à la clé la confusion comme mode de gestion des affaires publiques

Vie de l’Ortm : que devient le Directeur ?

C’est la question que l’on se pose désormais à propos de l’actuel directeur de l’ORTM. En effet depuis les derniers événements, certains militaires se méfient de Bally Idrissa Sissoko comme Directeur de l’Office. Du coup, il semble prendre ses distances vis-à-vis de la station devenue désormais une forteresse militaire.

En tout cas la plupart des agents de l’ORTM rassurent n’avoir pas encore rencontré le Directeur dans les locaux de la radio. Bally Idrissa est-il en train de prendre les devants car avec le CNRDRE mieux vaut prendre ses distances. Selon des indiscrétions, les militaires accuseraient le Directeur d’être de connivence avec les bérets rouges ayant occupé les locaux lors des derniers événements.

Alors il est temps que les militaires arrêtent de prendre des décisions sur des coups de tête. En outre, il est évident que les pôles de décisions sont aussi nombreux, ce qui en ajoute à la confusion, pourtant en d’autre milieu ça aurait dû être l’ordre et la discipline.

L’indépendance de l’Azawad : le MNLA découvre la réalité

La descente aux enfers du Mali a précipité la rébellion Touaregs au-devant de la scène.

L’indépendance de l’AZAWAD devenait du coup un fait devant le vide laissé par la fuite des pouvoirs publics.

Mais très vite le mouvement Touareg se rend à l’évidence que l’indépendance est une véritable fiction : Bien que le territoire soit désormais conquis, l’AZAWAD demeure un rêve, d’abord pas de base populaire, les populations concernées rejettent en bloc, la communauté internationale rejette, le MNLA n’en croit aucunement, c’est pourquoi il suit avec intérêt l’évolution de la situation à Bamako.

En tout cas, le MNLA a découvert avec fracas la dure réalité de l’indépendance unilatérale.

Ainsi en dépit de l’indépendance de fait, le MNLA attend tout de Bamako, les vivres, les médicaments, de l’argent et l’orientation politique.

En outre, les responsables du mouvement ayant compris leur bévue font désormais profil bas en attendant d’hypothétiques interlocuteurs pour discuter, mais de quoi ?

Car une chose est désormais sûre, c’est que plus jamais rien ne sera comme avant c’est certainement la dernière fois que les Touaregs utilisent les armes pour s’affirmer car les armes ne donnent pas les résultats escomptés.

Zénith Balé du 8 mai 2012