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Ils avaient subtilise 40 millions à un tiers : des braqueurs du Grand marché aux arrêts

Mohamed Cheickna N’Daou, Mambé Traoré dit Bah, Mory Mariko et Sow, qui avaient braqué, en plein cœur du Grand marché de Bamako le 8 août dernier, un commerçant de cartes téléphoniques pour le dépouiller de 40 millions de F CFA n’ont pas savouré longtemps le fuit de leur forfait. Ils ont été mis aux arrêts le 14 août 2012 par les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Bamako-Coura. Ils devaient être présentés hier mardi au procureur de la République.

Le mercredi 8 août dernier, Mamadou Dramé, vendeur grossiste de carte de recharges Orange-Mali, se rendait aux environs de 8 h 45 à sa banque pour le versement d’une somme de 40 millions de F CFA quand il a été braqué au niveau de la mosquée Yacouba Guindo, près de l’ex-Malimag, par trois hommes habillés en tenues militaires (garde nationale).

A bord d’une voiture de marque Golf sans immatriculation, prêté avec un ami au motif de transporter son père malade à l’hôpital du Point G, le chef du gang, Mohamed Cheickna N’Daou, un jeune homme âgé de 30 ans, domicilié à Lafiabougou, et deux de ses complices ravisseurs auraient agit sur informations fournies par un certain Cheick Hamalla Diakité qui évolue dans le marché.

Ce dernier a du donner les mouvements et positions de la victime, Mamadou Dramé, au cerveau du gang. Ce mode d’opération renforcé par le port de la tenue militaire a permis de braquer M. Dramé en plein jour, le menotter et l’embarquer dans le véhicule sans coup férir. N’eut été le cri de détresse lancé par lui et qui a fait agir les curieux, le bilan des dégâts s’élèverait plus lourd.

Heureusement ceux-ci ont pu extraire l’intéressé des griffes de ses ravisseurs qui sont quand même parvenus à emporter son sac contenant 40 millions de F CFA avant de filer à l’anglaise en brûlant le sens interdit.

Une plainte est déposée à la Brigade d’investigations judiciaires (BIJ) par la victime pour le compte de son frère aîné qui serait le propriétaire de la cagnotte. L’information a fait le tour de la capitale et l’ensemble des services de sécurité de la capitale sont mis en alerte. C’est dans le cadre des investigations que le chef de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Bamako-Coura, lieutenant Lassana Tamba Kéita, a mis ses hommes à pied d’œuvre.

Le mercredi 14 août, le chef du gang, un certain Mohamed Cheickna N’Daou a été mis aux arrêts. Sur des dénonciations faites par lui, trois autres de ses complices : Mambé Traoré dit Bah, Allaye Sow et Mory Mariko ont été interpellés. Daouda et Ivoirien, ayant aussi facilité ce rocambolesque braquage, sont en fuite. « Tout sera mis en œuvre pour les arrêter eux aussi », assure le CB de la BT de Bamako-Coura, lieutenant Lassana Tamba Kéita.

Un engagement qui rassure la hiérarchie. Selon le commandant de la Compagnie territoriale de Bamako, le chef d’escadron Moutian Philémon Diarra, cette arrestation en si peu de temps témoigne de la volonté de la hiérarchie militaire d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Une volonté, ajoute le CB de la BT de Bamako-Coura, qui se matérialise par le retour dans les rues de la police militaire, une unité chargée du contrôle et du respect des principes militaires. Les bandits qui se substituent aux militaires à des fins sordides sont donc avisés.
Mais pour leur faciliter la tâche aux agents de sécurité, une collaboration avec la population civile est souhaitée. C’est pourquoi, des numéros verts sont ouverts à la police, à la gendarmerie et à la protection civile en vue de prévenir l’insécurité grandissante.
Ces numéros sont les suivants : 80 00 11 15 pour la Police, 80 00 11 14 pour la gendarmerie… Grâce à une fructueuse coopération avec Malitel, ces appels sont gratuits.

Markatié Daou

L’Indicateur du Renouveau du 22 Août 2012