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Au Togo, les candidats aux législatives s’adressaient une dernière fois mardi aux électeurs, à deux jours d’un scrutin où l’opposition, divisée, tente de défier le pouvoir détenu depuis plus de quatre décennies par la même famille. Plusieurs partis d’opposition avaient même refusé, dans un premier temps, de présenter des listes électorales, les réformes réclamées n’ayant pas été effectuées. Mais des pourparlers ont abouti, au début du mois, à un accord de dernière minute avec l’opposition. Les derniers meetings de campagne du CST comme ceux de l’UNIR du président Faure Gnassingbé devaient se tenir mardi après-midi, quelques heures avant la fin officielle de la campagne. Le parti du président Gnassingbé avait raflé 50 sièges sur 81 lors des législatives de 2007. Cette fois-ci, 91 sièges sont à pourvoir et 26 partis politiques participent aux élections.Ce redécoupage électoral est censé équilibrer un hémicycle dans lequel le Nord, moins peuplé, traditionnel soutien du parti au pouvoir, était largement surreprésenté. Pour Comi Toulabor, historien franco-togolais et directeur de recherche au CEA) de Bordeaux, cependant, le nouveau découpage électoral, qui se base sur un recensement de la population largement contesté, continue à favoriser le Nord au détriment de la capitale Lomé notamment.Porté au pouvoir par l’armée,Faure Gnassingbé en 2005 puis en 2010 des scrutins présidentiels dont les résultats ont été contestés par l’opposition. AFP.