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C’est finalement chose faite. Les forces de la Mission africaine de stabilisation du Mali (MISMA) déjà présentes dans le pays viennent officiellement de passer sous mandat de l’ONU. Ainsi, la mission intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a été mise sur pied hier et est déjà opérationnelle. La cérémonie s’est déroulée au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) en présence du Président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, de quelques membres du gouvernement, du représentant de la Minusma et des représentants du corps diplomatique accrédités à Bamako.

Notons que le passage sous bannière des casques bleus de la force africaine marque l’entrée du Mali dans une nouvelle phase, celle de la stabilisation. Cette force a été déployée conformément aux dispositions de la résolution 2100 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Sa mission est multidimensionnelle. Elle devra notamment contribuer à assurer la paix dans le pays, protéger les populations contre les attaques des groupes armés certes vaincus mais pas totalement anéantis.

La Minusma devra aussi combattre la faim et la maladie pour permettre le retour des milliers de réfugiés et celui de l’administration. Elle devra également superviser le bon déroulement des prochaines élections prévues en juillet. Il faut souligner que la durée du mandat de cette force onusienne n’a pas été fixée, cependant tout le monde s’accorde à dire qu’elle restera le temps nécessaire pour la stabilisation du Mali.

La Minusma compte actuellement près de 6000 casques bleus issus pour la plupart de la MISMA et déployés dans toutes les villes du nord du Mali y compris à Kidal. A terme, l’effectif de cette force va compter 12000 hommes dont 11200 militaires, 1440 policiers ainsi que des experts civils. En plus des éléments de la MISMA, cette mission va également être renforcée par l’arrivée de nouveaux contingents venant de la Chine, du Bangladesh, du Honduras, de la Suède, de la Norvège, du Burundi et probablement la Mauritanie qui a promis le déploiement de 1800 éléments.

Rappelons que cette mission est placée sous l’autorité du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, M. Bert Koenders et travaillera en étroite collaboration avec le gouvernement de transition. Enfin, elle doit en particulier appuyer la mise en œuvre de l’accord intérimaire signé à Ouagadougou le 18 juin.

Maciré DIOP

02 Juillet 2013