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Lors de la quatrième édition du festival internationnal de danse contemporaine qui a lieu tous les ans dans notre pays, certains établissements ont été associés à la fête à cause sans doute de leurs actions quotidiennes dans le développement et la promotion de la culture au sein du cursus éducatif des enfants.

C’est ainsi que parmi les établissements sélectionnés, le lycée la Lanterne, sis à Sogoniko, sur la rive droite a été choisi pour abriter le spectacle ou initier des cours de danse pour les élèves intéressés au cours de l’année scolaire.

Il y a eu la prestation des danseurs maliens et de ceux venus d’autres horizons car, il y avait du monde dans la cour de ce grand établissement. En effet, les responsables de l’école se sont mobilisés pour donner de l’ampleur à cette danse au niveau de leur établissement.

LE CONTROLEUR GENERAL DU LYCEE LA LANTERNE

C’est ainsi que M. Abdoul Kader Keïta, contrôleur général de l’établissement dira: “je suis très content de la tenue de ce festival international dans nos locaux. Aujourd’hui, la danse a dépassé le simple stade de passer un moment agréable, elle est devenue un métier, une profession qui permet de gagner sa vie. C’est pourquoi elle est dispensée dans les grandes écoles à travers le monde, et même dans certaines écoles supérieures de chez nous, telles que le conservatoire. Il faut préparer les enfants depuis le bas âge et quand ils grandiront, ils feront leur propre choix.

KETTY NOEL LIVRE SES IMPRESSIONS

Ce festival qui est a sa 5ème édition a été lancé le 16 novembre dernier et lors de ce lancement, la directrice générale, Ketty Noël avait affirmé : “je suis très émue d’être ici au Mali pour le lancement de la 5ème édition de dense Bamako Danse. Après cinq années, le festival est aujourd’hui un espace d’expression et de créativité contemporaire où cohabitent les artistes du continent africain et la population malienne. Cette année, nous allons décentraliser davantage le festival et certains autres établissements ont demandé à être initiés”.

La prestation à la Lanterne démontre le démarrage du progrès du festival. Seulement après un an d’initiation, la troupe de la Lanterne a fait la fierté des organisateurs à travers les prestations des danseurs professionnels qui, tout le long, ont émerveillé le public.

“JE ME CACHE POUR DANSER”

Le public est sorti massivement. Une élève de la 12ème LLT, qui a voulu garder l’anonymat, nous a affirmé : “J’aime beaucoup la danse et je compte même la pratiquer à un niveau supérieur mais il est impossible que mes parents apprennent que je danse. Mon père me tuerait, j’en suis sûre. Je me cache pour danser”.

Il est vraiment dommage de se voir privé, de sa passion, les gens ne voient qu’une mauvaise image des artistes en général dans notre société. Il est grand temps que cela change car, avec les arts qui sont l’expression vivante de nos cultures et traditions, ces belles choses sont appelées à disparaître un beau jour.

Il incombe aux parents de chercher souvent à comprendre leurs enfants dans leurs choix dans la vie car, on ne peut pas vivre la vie de ses enfants. D’ici là, nous souhaitons plein succès au festival et bon courage aux jeunes élèves de la danse contemporaine.

Moussa KONDO (Stagiaire)

22 novembre 2007.