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Sommés de quitter les lieux avant le 31 Janvier 2008, les propriétaires construites sur les 95 et l18 hectares de Yirimadjo et de Missabougou semblent confondre le retard pris dans la démolition des sites concernés à un état de grâce à leur encontre, ou à un récul des autorités communales.

Ce qui est une erreur fatale de leur part”, a indiqué le maire Dagnon qui, fait aujourd’hui l’objet d’une campagne de dénigrement de la part de certains spéculateurs zélés, animés par une seule volonté: nuire.
Seulement voilà, ces spéculateurs, qui tentent à tout prix de jouer à l’avocat du diable, sont tellement flous dans leur explication qu’ils se rendent ridicules aux yeux de ceux qui savent faire la différence entre le vrai et l’ivraie.

Pire, de par leurs tergiversations, ils semblent déranger plus les principaux concernés dans cette affaire, c’est-à-dire, ceux qui doivent être déguerpis. En effet, à aucun moment, ces derniers n’ont réfuté l’irrégularité, sinon l’illégalité de leur situation.

Leur inquiétude, c’est plutôt comment se faire dédommager, dans la mesure où ils ont “investi tous leurs biens” dans ces parcelles acquises auprès des propriétaires de champs et autres escrocs de grand chemin.
Vouloir alors fabriquer, de toutes pièces, des arguments fallacieux pour discréditer les autorités communales ne peut donc, en aucune manière, être perçu comme une sinécure par ceux qui doivent être déguerpis.

Car, s’ils ne compatissent pas à leur douleur, que ces énergumènes ne viennent quand même pas les enfoncer davantage avec de simples distractions intellectuelles, sinon du bavardage stérile et inutile.

Si ce n’est pas le cas, comment admettre alors l’idée selon laquelle le maire de la Commune VI, M. Souleymane Dagnon, et ses 44 autres collègues conseillers veulent se partager plus de 3 000 lots sur des sites destinés au récasement des victimes d’inondation de Missabougou et celles devant être déguerpis à Yirimadjo, dans le cadre de la libération des domaines et voies publics ?

Et que dire davantage, si les sites concernés sont délimités -95 hectares à Yirimadjo et 18 hectares à Missabougou- ? Quel que soit son pouvoir, le maire Souleymane Dagnon peut-il aller au delà des 95 hectares de Yirimadjo et des 18 hectares de Missabougou ? Peut-il délibérément accepter de s’ouvrir la voie de la prison ?

Car attribuer 50 lots à chaque conseiller d’une commune qui en compte 45, c’est évidemment prendre le ticket d’entrée au Lycée Technique de Bamako (Maison Centrale d’Arrêt de Bamako).

Entre autres ragots : le maire et ses conseillers auraient entrepris la réhabilitation de certains quartiers, uniquement pour se remplir les poches avant la fin de leur mandat.

Tenir de tels propos à Sokorodji et à Djanéguéla -deux quartiers réhabilités par le Maire Dagnon- relève du suicide. Car, les habitants, qui y jouissent de toutes les commodités d’une vie décente, vous lyncheront sur le champ, s’ils les entendaient.
Aussi, cette allégation mensongère -le fait de penser que la réhabilitation de ces quartiers visait autre chose que le bien-être des populations- relève d’un jugement très stupide.

Dans leur frénésie haineuse, ceux qui tentent de rendre noir ce qui est blanc comme neige passent complètement “à côté de la plaque “ lorsqu’ils tentent de faire croire que les plus hautes autorités ignorent tout de l’affaire des 95 et des 18 hectares de Yirimadjo et de Missabougou.

Trois faits seulement suffisent pour justifier qu’il ne s’agit là que d’une volonté délibérée de brouiller les pistes et de camoufler les opinions:

-Premièrement, il est à rappeler que le ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, le Général Kafougouna Koné, n’a jamais caché son ras-le-bol, face aux nombreuses fausses lettres de signification ( il est important de le souligner) qui terminaient leur course sur son bureau.
-Deuxièmement, les personnes devant être déguerpies reconnaissent elles-mêmes qu’elles sont dans l’irrégularité.
-Troisièmement, dans un dernier baroud d’honneur, les mêmes personnes ont envoyé des correspondances à la Primature, à l’Assemblée nationale…Mais nulle part, elles n’ont obtenu gain de cause. Pourtant, bien que la loi soit dure, il faut l’appliquer ! Aussi, les intéressés doivent être déguerpis pour remettre les vrais bénéficiaires dans leur droit…

Des sources sûres, émanant de l’Assemblée nationale, indiquent que le maire Souleymane Dagnon a été entendu auprès de cette institution. Il aurait eu l’approbation des députés, car il avait agi suivant les règles établies par la loi.

Quant au retard pris dans la démolition, il s’explique par certaines procédures techniques. Il ne s’agit donc nullement d’un quelconque recul, mais il s’agit plutôt d’une ferme volonté de bien faire qui anime les premiers responsables de la Commune.

Le processus est donc irréversible, comme vient d’ailleurs de le réaffirmer le Gouverneur du District, Ibrahima Féfé Koné, lors d’une rencontre d’information par rapport aux 13 mesures d’amélioration du cadre de vie à Bamako, adoptées par le gouvernement et les autorités du District, ce mardi 12 Février, à la mairie de la Commune VI, face aux représentants de toutes les forces vives de la Commune.

Pour ce qui concerne donc la démolition des concessions anarchiques des 95 hectares de Yirimadjo et des 18 hectares de Missabougou, tout est devenu claire comme de l’eau de roche.

Adama S. DIALLO

14 Février 2008.