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Depuis l’avènement du pluralisme politique, la promotion des cadres et le choix des élus locaux et nationaux ne font plus l’objet d’une enquête de moralité. Ce qui fait que n’importe qui peut devenir président d’une institution de la République, ministre dans un gouvernement, gouverneur, préfet, sous préfet, directeur, maire et député.

L’absence d’enquête de moralité serait à l’origine du manque d’autorité dans l’administration. Lorsqu’une personne de moralité douteuse parvient à se faire élire édile dans une commune, il faut s’attendre à des dérapages.

Jamais la République n’avait connu une telle anarchie dans son fonctionnement que sous l’ère des démocrates.

Dans un pays où les ministres s’adonnent à des tripatouillages de textes où des personnalités violent la constitution, refusent de se soumettre aux décisions de justice, où des députés sous le couvert d’une immunité parlementaire se croient tout permis. C’est l’anarchie.

Pourtant, un sage de surcroît un Saint d’Hamdallaye avait lancé ces propos aux porteurs de la dépouille d’Alpha Nouhoum Tahirou : «Peuple et jeunes prétentieux, un jour viendra où ce pays n’aura comme chefs suprêmes que des gens de condition servile pour vous gouverner».

Cette époque nous la vivons aujourd’hui, car les faits sont patents. Jugez- en le comportement de nos plus hautes personnalités. Nous pensons que vous ne diriez pas le contraire.

Le gouvernement de Modibo Sidibé a été celui de la promotion des cadres médiocres et de délinquants financiers, des ministres sont épinglés dans les deux rapports du Vérificateur général. Comment voulez- vous qu’on respecte des ministres dignes d’un Etat voyou ?

L’Assemblée nationale, sanctuaire de l’application des lois, a tendance à se transformer en un lieu de malfrats quand on recense les faits divers qui s’y déroulent.

Après les frasques amoureuses des honorables, ce sont les comportements de députés dignes de petits délinquants de la rue qui défrayent la chronique.

Un des honorables connu pour ses écarts de langue, aurait proféré des insanités (injures grossières sous le pagne) à une femme, contrôleur des documents de voyage à l’aéroport de Bamako- Senou. Le même élu national a étranglé un confrère. Dans son Yélimané, son nom est cité dans des incidents troublant l’ordre public. Il a interpellé deux fois le ministre de la Justice, Fanta Sylla.

Pourtant, l’honorable élu sous les couleurs de l’URD n’est pas blanc comme neige. Selon nos sources, il se serait fait beaucoup de sous quand il était l’interprète de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aly Nouhoum Diallo lorsqu’il accompagnait ce dernier dans les pays arabes.

Jusqu’à présent, il n’arrive pas à se défaire des business. Cette fois- ci son domaine privilégié, est l’aéroport de Senou.

Fatou

24 Novembre 2008