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La Convergence pour Sauver le Mali (CSM) a tenu au palais de la culture Amadou Hampathé Bah un meeting pour exprimer son indignation face à la démission du gouvernement Cheick Modibo Diarra exigée par le Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR).

En exigeant, le 24 juillet la démission du premier ministre et de son gouvernement pour «incompétence», le FDR s’est mis sur le dos plusieurs organisations politiques dont la CSM. Celle-ci a affirmé sa «surprise» et sa «déception» face à la déclaration du collectif anti-putsch en l’invitant à «s’interroger» sur son propre «parcours gouvernemental».

Pendant qu’une dynamique politique avait été établie par des femmes leaders sous l’égide des familles fondatrices de Bamako en vue de la gestion consensuelle des différends politiques, l’exigence du FDR est venue «comme un cheveu dans la soupe», a expliqué la CSM. A en croire Housseyni Amion Guindo, toutes les organisations s’étaient engagées, le dimanche 22 juillet, à surseoir à des actions publiques unilatérales le temps de l’organisation d’une concertation nationale sur les enjeux de la République.

Contre un «gouvernement d’union nationale», la CSM indique que «l’urgence est à l’union nationale autour des organes de la transition» : le président de la République par intérim (et non de la transition), le premier ministre de plein pouvoir, l’Assemblée nationale, etc. Militant pour le départ du Pr. Dioncounda Traoré, la COPAM (Coordination des Organisations Patriotiques pour le Mali), présent à ce meeting, dit accepter ce «compromis institutionnel». Le collectif IBK 2012, lui, s’est réjoui de la position de la CSM.

Regroupement politique créé dans le sillage du coup d’Etat du 22 mars, la CSM n’avait jusqu’ici tenu aucune manifestation populaire. Pour ce premier test, l’organisation que dirige le président du Congrès National d’Initiatives Démocratiques (CNID-FYT), Me Mountaga Tall, en a voulu une démonstration de force, en faisant le plein de la salle des 3 000 places du palais de la culture Amadou Hampathé Bah.

Outre le CNID-FYT, l’organisation est composée d’une trentaine d’autres partis politiques dont la Convergence pour la Démocratie au Mali (CODEM) du député Housseyni Amion Guindo, le parti Yèlèma du maire de la commune IV du district de Bamako Moussa Mara ainsi que du Parti Citoyen pour le Renouveau du premier dissident du Mouvement Citoyen, Ousmane Ben Fana Traoré, par ailleurs conseiller spécial du président déchu Amadou Toumani Touré.

Elle se veut «un régulateur de la transition sociopolitique» qu’a entamé le Mali après le coup d’Etat du 22 mars 2012. Et tenir le gouvernement Cheick Modibo Diarra pour responsable des maux qui minent le Mali actuellement serait une négation vérité, indique-t-elle.

Seydou Coulibaly

30 Juillet 2012

©AFRIBONE