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Le Premier Ministre togolais Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu a remis la démission de son gouvernement au président Faure Gnassingbé qui l’a acceptée, un mois après des législatives remportées par le parti au pouvoir, a déclaré la présidence dans la nuit de mardi à mercredi. La Coalition « Arc-en-ciel », un autre regroupement de partis d’opposition, a obtenu six sièges et l’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, trois. Sursaut national, une liste indépendante, a obtenu un siège. La CST avait dénoncé une « mascarade électorale sur fond de corruption massive et de fraudes électorales avérées ». La Coalition « Arc-en-ciel » avait aussi rejeté les résultats, dénonçant « plusieurs anomalies graves et cas de fraudes massives le jour du scrutin ». Mais la Cour constitutionnelle togolaise a confirmé, le 12 août, la majorité absolue obtenue par l’Unir, rejetant les requêtes en annulation de l’opposition faute de preuves.
Les observateurs de l’UA et de la Cédéao ont estimé pour leur part que les élections s’étaient déroulées dans des conditions acceptables. Ancien secrétaire général de la présidence de la République (2008 à 2012), M. Ahoomey-Zunu, 55 ans, avait été nommé au poste de Premier ministre en juillet 2012, en remplacement de Gilbert Houngbo. Porté au pouvoir par l’armée Faure, a remporté en 2005 puis en 2010 des scrutins présidentiels dont les résultats ont été contestés par l’opposition.AFP.