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« Quel que soit notre adversaire des demi-finales, nous devons continuer à donner le maximum de nos possibilités de jeu. C’est-à-dire qu’il nous appartiendra de donner un plus gros volume de jeu à l’équipe » , s’enthousiasme Joseph Koto, l’entraîneur sénégalais, qui semble bien décidé face à une équipe ghanéenne bien en jambe, mais qui n’est point pour eux un foudre de guerre.

En tout cas, Sidi N’diaye et ses partenaires auront fort à faire face à une équipe ghanéenne qui pratique un football complet. C’est une bonne équipe ghanéenne que l’on a découverte lors de ce Chan, elle est bien organisée en défense et son axe central est solide. Du côté de son attaque, il y a de l’animation avec comme chef d’orchestre, Ayew Ibrahim (auteur de 2 buts) et fils d’Abedi Pelé. Il faut dire qu’à ce stade de la compétition, tout est possible, les Sénégalais peuvent créer la surprise et éliminer les Black Stars, mais tous les observateurs présents au Chan penchent pour une victoire ghanéenne. Nous aurons droit à l’opposition de deux écoles influencées par des maîtres serbe (du côté ghanéen) et africain (du côté sénégalais).

Pour rappel, les deux formations, depuis le début de la compétition, constituent le pool des gros calibres. Après leur trois matchs de poule, chacune de ces équipes a en effet réussi à donner de bonnes sensations au Chan. Mieux, ghanéens et Sénégalais restent, après l’élimination de la Côte-d’Ivoire de la compétition, les principaux porte-drapeaux du football ouest africain. Et ce sont deux forces en présence qui vont certainement donner de l’envergure à une épreuve qui gagne de plus en plus en notoriété.

Vaincre le signe indien

D’un côté, les Black Stars du Ghana ont des statistiques révélatrices de leur qualité de jeu. L’équipe totalise une victoire et deux nuls. De l’autre côté, c’est une formation du Sénégal qui est en pleine métamorphose après la résolution des problèmes de primes que connaissait le groupe de l’entraîneur Joseph Koto. Le coach des Lions de la Teranga sait que son équipe fait un parcours intéressant. Et que ces demi-finales contre le Ghana doivent pouvoir vaincre le signe indien dans les compétitions internationales.

Selon les statistiques, depuis 1970, les Sénégalais ont perdu à quatre reprises face aux Ghanéens. Puis, trois nuls et une seule victoire en 1991 au cours d’un match amical, qui s’est d’ailleurs déroulé à Abidjan. C’est donc une demi-finale que les Sénégalais vont aborder avec la plus grande détermination pour espérer battre une formation qui leur a depuis les années 70, fait perdre le goût de la victoire. Ce match entre Ghanéens et Sénégalais promet d’autant que ces deux formations se côtoient depuis les années 70.

La demi-finale Zambie-RDC sera un derby franco-anglophone. Les Zambiens s’appuient sur leur avant-centre, Singuluma Givens, très en vue depuis le début de la compétition et meilleur buteur avec 3 réalisations, un garçon à tout faire. En face, l’équipe congolaise sous la houlette d’un Trésor Mputu Mabi démontrera que la lourde défaite face au Ghana n’était qu’un accident de parcours. Une déculottée que personne dans le staff congolais n’arrive à s’expliquer y compris son entraîneur. « Ça été un naufrage de mon équipe. Je ne sais pas pourquoi et je n’arrive pas à me l’expliquer », déclarait en conférence de presse Santos Mutibilé. En somme au regard des déclarations et des ambitions des uns et des autres, les deux chocs promettent.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

04 mars 2009