Partager

Le jeudi 12 juillet, la vie a failli s’arrêter dans la cité des balanzans, faute d’électricité et d’eau. Le réseau électrique de haute tension de l’Energie du Mali (EDM-SA) reliant Bamako à Ségou a été interrompue, plongeant, ipso facto, toute la ville de Ségou dans un noir sans précédant. Ce n’est pas tout. Le pire a été la coupure des robinets, la station de pompage dépendant de l’électricité dans son fonctionnement.

C’était la désolation devant l’évidence. Il a fallu le concours du Centre de Recherche et de Formation pour l’Industrie Textile (CERFITEX) pour que les choses rentrent dans l’ordre.
En effet, avec ses deux groupes de 250 KVA chacun, le CERFITEX a pu établir les connexions d’électricité et d’eau à la demande du gouverneur Abou Sow.

Très satisfait de la qualité de la mobilisation et de l’appui matériel, celui-ci n’a pas pu s’empêcher d’adresser une lettre de félicitation au directeur du CERFITEX, Djibrilla Maïga pour «la précieuse contribution» de son organisme.

L’enseignement que l’on peut tirer de la malheureuse situation est amer. Comment comprendre qu’à Ségou, la deuxième ville du pays l’on ne dispose pas de groupe de secours ?

Autant dire que la gestion des risques ne semble pas être prise en compte à l’EDM-SA de Ségou. N’eût été l’engagement du gouverneur Abou Sow dont le dynamisme a amené le CERFITEX à voler au secours de l’EDM-SA.

Alassane DIARRA

20 juillet 2007.