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Pour lever toute équivoque sur les prérogatives de la Délégation générale aux élections (DGE), les autorités de cette institution ont tenu un point de presse sur le fichier électoral. La DGE se trouve dans la dynamique du respect du calendrier électoral. Pour le général Siaka Sangaré, la page des élections bâclées est bel et bien tournée au Mali.

Le jeudi 1er mars 2012, dans les locaux de la Délégation générale aux élections, à la Bibliothèque nationale, le général Siaka Sangaré délégué général aux élections a édifié la presse sur l’exécution des travaux. La date butoir de remise des cartes d’électeurs et des autres documents pour l’élection présidentielle et le référendum au Mali est prévu pour le 25 mars 2012.

Après la présentation des actions, missions, organisation, buts et environnement relationnel de sa structure, il a expliqué qu’en 20 ans d’organisation des élections, les résultats obtenus sont satisfaisants. « Contrairement aux élections précédentes, le climat politique est relativement apaisé. Les élections générales, surtout la présidentielle, doivent s’inscrire dans nos priorités et se tenir absolument. Les conséquences d’un report au-delà des textes constitutionnels, a-t-il ajouté, peuvent être plus graves que les conséquences de la situation actuelle au Nord« .

Et dire que le respect du calendrier électoral 2012 fera tourner au Mali la page d’élections bâclées pour être dans la phase irréversible de son processus de démocratisation. Il a souligné que le fichier est le socle de tout le processus électoral quand il est accepté. « S’il est réfuté ces résultats sont les plus contestés« .

« Le consensus est un gage de réussite des élections. Pour le réussir, il est important d’associer tous les acteurs, toutes les composantes à la mise en œuvre de ce fichier…« , précisera-t-il. En réponse aux différentes questions des journalistes, le délégué général a indiqué que la saisie des nouvelles inscriptions (près de 500 000) est terminée et que plus de 2 millions d’électeurs sont concernés par les radiations et les corrections.

Ces difficultés, a-t-il assuré, ne sont pas de nature à mettre en cause la fiabilité du fichier électoral. Et d’ajouter que la DGE est dans la dynamique de respect du calendrier électoral fixé.

Interrogé sur le budget électoral, il a soutenu que la part de la DGE s’élève à 831 millions de F CFA. Sur la question des Maliens déplacés à cause des évènements du Nord, il a insisté sur le fait que toutes les conditions administratives, juridiques et techniques sont réunies pour faire voter ces populations. Toutefois, a-t-il précisé, la décision doit être prise avec la classe politique et dans des conditions de sécurité avec l’accord des pays d’accueil.

Les journalistes ont pu constater de visu des dispositifs techniques, matériels et humains et des activités de saisie, d’épuration de doublons et de radiation effectuées dans les différentes salles de traitement animées 24 h/24 h et placées sous vidéo surveillance.

Aminata Traoré

05 Mars 2012