Partager

La 9ème édition de la Quinzaine de l’environnement qui a démarré le 5 juin dernier à la faveur d’une conférence de presse se poursuivra jusqu’au 17 juin en vue d’édifier la population qui est le facteur essentiel de la dégradation sur la conduite à tenir pour limiter la détérioration de notre écosystème.


Les points saillants de la conférence de presse

Les conférenciers ont évoqué que le but visé par la quinzaine est d’encourager les Maliens à revisiter leur comportement quotidien afin de renforcer son sens écologique ou son écocivisme dans ses futures actions.

Les objectifs se limitaient à trois volets qui sont entre autres le renforcement de l’engagement collectif et individuel par l’adoption de comportements quotidiens nécessaires à l’amélioration de la qualité de la vie et de l’environnement à travers l’information des Maliens sur les enjeux et les défis environnementaux auxquels le pays est confronté,

assurer une vulgarisation des connaissances et stratégies relatives aux enjeux environnementaux et au développement durable, et construire un partenariat actif entre tous les acteurs : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé et partenaires au développement.

Changement climatique et société civile

Le point de presse a été suivi par le lancement officiel par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Agathane Ag Alassane le 5 juin de la quinzaine de l’environnement. Le samedi 7 juin le thème :“Quel rôle pour la société civile face à la menace planétaire du changement climatique?” a été au centre des débats à la maison de l’Environnement.

Le conférencier, Yiriba Traoré, ingénieur forestier au Secrétariat Technique Permanent du Cadre Institutionnel de la Gestion des Questions Environnementales (STP/CIGQE), dans son exposé, s’est appésanti sur le rôle primordial que joue la société civile dans la dégradation et dans la protection de notre écosystème.

Dans le volet détérioration, le conférencier a évoqué l’augmentation de la fréquence de la sécheresse, la baisse drastique de la pluviométrie, la dégradation des formations végétales, des sols, etc.

Pour restaurer l’espace dégradé et pallier au changement climatique, il a préconisé le surcreusement des mares, l’adoption de nouvelles techniques culturales pour réduire l’érosion hydrique, la vulgarisation des semences dont le cycle est court.

Face à ces défis, M. Traoré a prôné un changement de comportement. Après la conférence, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Agathane Ag Alassane à la tête d’une délégation a exploré les berges et les îlots du fleuve Niger à l’aide d’un canot pour constater les préjudices portés à ce cours d’eau.

Avant la fin de cette 9ème édition de la quinzaine de l’environnement, les organisateurs vont tenter d’apporter les solutions à la dégradation de l’environnement en épinglant les activités humaines qui en sont responsables.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

13 Juin 2008