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Dix jours pour réparer les cassures de l’axe Diéma-Sandaré-Kayes : c’est le délai que le ministre de l’Equipement et des Transports a donné à la direction nationale des routes qui assiste les bras croisés à la dégradation des routes.

Vendredi 19 juillet, le ministre de l’Equipement et des Transports était en 1re région aux côtés du président de la République pour l’inauguration de la route Nioro-Diéma. En partance pour Kayes, Hamed Diané Séméga s’est rendu à l’évidence que les bureaux d’études chargés du contrôle des voies ne font pas assez dans le suivi des travaux.

Sur le tronçon Diéma-Tournant Yélimané, M. Séméga a constaté l’état de dégradation de cette voie construite il y a à peine 4 ans. Des trous par-ci, des cassures par-là, il faut chercher sa voie sur cette voie. De quoi décourager les bailleurs à investir. Devant cet état de chose, le ministre était dans tous ses états et n’a pas caché son amertume.

Des mises en garde ont été faites à cette occasion. Deux structures ont été épinglées.

Il s’agit de la direction nationale des routes et le bureau d’études qui a supervisé les travaux des entreprises (sénégalaise et française SCE et Razel), qui a été accusé de ne pas avoir fait correctement son travail. Aussitôt, instruction a été donnée à la direction nationale des routes de réparer au plus vite les cassures et cela dans un délai de 10 jours.

Le directeur national des routes a du pain sur la planche. Toutefois, les petits travaux à lui demandés par M. Seméga ne doivent pas causer de problèmes à cette structure qui a un budget de plus de 9 milliards de F CFA pour l’entretien des routes.

A l’image de l’axe Diéma-Kayes, plusieurs routes nationales sont aujourd’hui en train de se dégrader au vu et au su de cette structure chargée de leur entretien. Aujourd’hui, le citoyen se pose des questions sur l’utilité réelle d’un tel service.

Faut-il le rappeler que l’axe Diéma-Sandaré-Kayes est l’aboutissement d’un projet de plus de 30 milliards de F CFA déboursés par le Fonds européen de développement, devenu aujourd’hui le partenaire privilégié du Mali dans le domaine du désenclavement.

Amadou Sidibé

23 Juillet 2008