Partager

une-2519.jpgFraichement nommé à la tête du Comité militaire de l’Union européenne, le général grec, Mikhail Kostarakos, et une délégation de son instance sont au Mali dans le cadre d’une visite de travail. L’expert militaire européen et sa délégation se sont entretenus le 12 décembre dernier avec le ministre malien de la défense, Tiéman Hubert Coulibaly.

Des représentants militaires français et suédois. Voilà la composition de la délégation de six personnes qu’a conduites au Mali le général d’armée, Mikhail Kostarakos, lui-même de nationalité grecque. « Je suis en visite au Mali sur invitation du ministre de la défense qui avait visité Bruxelles et m’avait demandé de me rendre sur place, au Mali », s’est ainsi expliqué le Comité militaire de l’Union européenne. Il a eu un entretien d’environ une heure avec le ministre Coulibaly et son cabinet. Le général grec a pris fonction à la tête du comité militaire de l’Union européenne et réservait ainsi sa première visite de travail au Mali.

« Je suis là pour confirmer le soutien de l’Union européenne au Mali, non seulement en terme de formation et d’assistance des forces armées maliennes et de sécurité mais aussi l’appui à la montée en puissance sur toute l’étendu du territoire national afin qu’elles soient en mesure d’assumer toute les missions qui les sont assignées », a-t-il souligné dans un entretien accordé à la presse à sa sorti d’audience. Selon lui, la vision de l’Union européenne est de faire en sorte que l’Etat malien occupe le rang qui est le sien dans le concert des nations.

Au-delà des appuis bilatéraux et le soutien qu’offre déjà l’organisation des 28 Etats européens, le Mali exprime de fortes attentes par rapport à l’action de la Mission des nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). Avec des délégations officielles, le gouvernement ne manque pas de rappelé la mollesse des Casques bleus qui n’arrivent même pas à répondre à des attaques qui prennent pour cible ses propres forces.

L’influence des pays de l’Union européenne n’est pas négligeable sur le conseil de sécurité de l’Onu, seul instance habilité à changer le mandat de la Minusma qui, selon des sources au ministère de la défense et des anciens combattants, doit véritablement agir dans le cadre du chapitre VII de la charte des nations unies. En clair pour endigue le phénomène terroriste et ses nombreuses victimes, la Minusma doit utiliser la force pour neutraliser les poches résiduelles.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 14 Décembre 2015