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De plus en plus, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) séduit nos compatriotes installés à l’étranger. Son influence grandit tous les jours dansla diaspora malienne, de sorte que certains voient l’organisation dirigée par Mohamed Chérif Haïdara comme une alternative au Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) qui, à l’inverse, est critiqué pour son immobilisme et son inaction dans la défense de notre diaspora.

En effet, le moins qu’on puisse dire c’est que, depuis quelque temps, la diaspora malienne a décidé de placer sa confiance en le CSDM. Pour beaucoup, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne est la solution toute trouvée à leurs problèmes. Depuis sa création, cette structure, dirigée par Mohamed Chérif Haidara, ne cesse de gagner du terrain.

Visiblement, cela a créé de la panique au Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, qui avait jusque là le monopole de la représentation de la diaspora. En réalité, le discours du CSDM séduit ses interlocuteurs et ses actions concrètes à l’endroit de nos compatriotes lui valent des motifs légitimes de confiance. Même les plus hautes autorités de notre pays semblent avoir été conquises par cette nouvelle faitière, dont elles trouvent le discours rassurant.
La ferme volonté affichée de lutter efficacement contre l’immigration irrégulière, de défendre ardemment les intérêts des Maliens de la diaspora et d’inciter à leur participation effective au développement du pays sont, entre autres, les raisons d’une telle admiration. Autre détail, et non le moindre, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne est le point de reprendre le combat pour que nos compatriotes installés à l’étranger puisse être représentés à l’Assemblée nationale.

Ses dirigeants comptent profiter de la relecture de la Constitution du 25 février 1992 pour introduire cette réforme. Avec ces genres d’initiatives et d’autres actions diverses à l’endroit de la diaspora malienne, le CSDM n’est plus loin de se positionner comme une alternative crédible dans la défense des intérêts des Maliens de l’extérieur.

Ce qui ne manque pas de réveiller le HCME, qui tente soudainement de sortir de son immobilisme. Sa première réponse a été de courir aux pieds de certaines personnalités, comme des ministres, pour leur demander de l’aider à garder l’exclusivité du volet Maliens de l’Extérieur. Une réaction pour le moins désemparée, dont l’objectif est visiblement de stopper l’ascension fulgurante du CSDM, qui voit chaque jour sa longue liste de membres s’allonger.

A croire que la longue expérience du HCME n’a servi qu’à projeter au devant de la scène ses responsables et à leur créer des entrées à Koulouba. Pendant ce temps, nos compatriotes attendent d’avoir un accès plus facile aux documents administratifs, de voyager en toute liberté, mais aussi de disposer d’une marge de manœuvre suffisante dans le développement socio-économique de la Nation.

Avec la dernière activité qu’il vient de tenir à Bamako, à l’occasion de la Journée Panafricaine des Femmes, le HCME pense-t-il encore récupérer en 24 heures toute la crédibilité perdue depuis de nombreuses années? C’est un grand défi, d’autant plus qu’il a désormais en face un sérieux prétendant dans ce domaine, qui, de plus en plus, convainc par son discours et ses actions.

Youssouf Diallo