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Les nouveaux candidats à l’obtention du diplôme d’études fondamentales (DEF) estimés à 134 253 sur l’ensemble du territoire, ont débuté, hier avec les épreuves de rédaction suivies de celles de dictée et questions. Le départ des épreuves a été donné hier matin, vers 7h 45mn à l’école de Koulouba, par Mme Sidibé Aminata Diallo, ministre de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales.

C’est au niveau de la salle n°6 du centre de Koulouba que le ministre, accompagnée du gouverneur du District, Féfé Koné, et du directeur du centre national des examens et concours, Sahaloum Ould Youba, a donné le coup d’envoi des épreuves. Elle s’est chargée personnellement de lire aux impétrants les sujets de rédaction. Les élèves devaient choisir entre deux sujets : l’un portait sur l’insécurité routière et l’autre sur la participation de la jeunesse au développement d’un pays.

Cette année, sur les 134 253 candidats (candidats classiques et ceux des medersas) repartis entre les 1 191 centres que compte le pays, on note un total de 742 candidats libres (CL).

Dans chacune des salles d’examen où elle s’est rendue, la ministre s’est dit satisfaite du déroulement des épreuves et a souhaité plein succès aux candidats.
« Les conditions de déroulement sont bonnes. Les surveillants sont sur place. Nous souhaitons donc que cette journée se passe bien.

Car, il s’agit d’un examen national dont l’enjeu est d’autant plus fort qu’il s’agit de donner des possibilités de poursuite d’études aux candidats qui pourront aussi bénéficier de plusieurs formations qualifiantes », a déclaré Mme Sidibé Aminata Diallo qui a salué le sens du courage du syndicat des contractuels de l’enseignement fondamental (SYCEF) qui, selon elle, vient de faire le choix d’accompagner le département dans l’organisation de cet examen.

Aux enseignants, elle lancera une invite à revenir pour couronner l’année scolaire. « Il s’agit d’une responsabilité collective qui interpelle chacun dans la mesure où il s’agit de construire l’avenir des élèves maliens», a-t-elle confié.

Cette année, le constat est que le nombre des candidats au DEF a connu une légère augmentation par rapport à l’année scolaire 2006-2007 où l’effectif total des candidats était de 130 858. Bamako n’a pas dérogé à la tradition en enregistrant le plus fort taux de candidats avec 20 051 élèves pour l’académie d’enseignement de la rive gauche et 14 801 pour l’académie de la rive droite.

La tenue de l’examen du DEF au titre de l’année scolaire 2007-2008 est un succès à mettre à l’actif des premiers responsables du département de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales qui, malgré une grève persistante des enseignants, ont toujours gardé l’espoir de sauver l’année.

L’examen prend fin aujourd’hui avec les épreuves de Mathématiques et Physique-Chimie.


Oumar Diamoye

12 Juin 2008