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En plus d’avoir fait du gouverneur de Kidal un SDF (sans domicile fixe) dans la ville qu’il est censé être le premier magistrat, les ennemis de la paix et de l’unité nationale ont remis ça et de la plus humiliante des manières qui soient en huant et brocardant à chaque fois, les émissaires de la République.

Cette fois-ci, ils sont allés plus loin en déclarant le Premier ministre, Chef du Gouvernement de la république « persona non grata » à Kidal, chef-lieu de la 8ème Région administrative du Mali. Une prouesse qu’ils ont réalisée sous l’œil vigilamment complaisant et complice de la Minusma et des soldats de l’Opération Serval.

Le constat est certes amer. Mais la donne est désormais claire et l’évidence de la complicité active ou passive des partenaires de la communauté internationale dans la situation à Kidal, ne souffre d’aucune contestation possible.

Tôt ou tard, le Mali sera contraint de faire comme la RD Congo. La déclaration unilatérale qui dénonce le cessez-le-feu signé à Ouagadougou en juin dernier, offre l’ultime occasion au Mali de régler une bonne fois pour toutes la résurgence des rebellions dans son septentrion. Car, ceux d’en face ne connaissent véritablement que le langage de la force. D’où leur propension à user de la violence comme seule et principale mode d’expression.

Il faut absolument les mâter, les écraser au besoin pour que plus jamais, il ne vienne à l’esprit d’aucun groupe d’illuminés de mettre à mal le tissu social, l’unité, l’intégrité et la souveraineté nationale. Pour ce faire, le gouvernement doit arrêter de pleurnicher partout sur son attachement à la paix et la réconciliation nationale. A impossible nul n’est tenu. Il doit se donner les moyens et tous les moyens devant et pouvant lui permettre de gouverner l’ensemble du territoire national.

Qu’il prenne le temps qu’il faudra pour donner les moyens à l’armée nationale pour qu’elle mène à bien, de façon efficace, sa mission de sécurisation et de défense du moindre millimètre carré du pays, où nuls criminels, narcotrafiquants et autres bandits de grand chemin ne puissent nuire impunément à ses intérêts d’Etat alors fort, démocratique et respecté de tous, notamment ses voisins immédiats.

Trop, c’est trop! Jamanatôrô là. Jamanadénwtôrô làténsa !

Bréhima Sidibé

L’Indicateur du Renouveau du 3 Décembre 2013