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Fracassante et inattendue comme si elle tombait d’un courroux pour répondre à quelque détracteur du Président IBK, le communiqué de presse de la présidence, publiée hier, ne fait qu’en rajouter à la confusion et réconforter ceux qui doutent de la transparence des choses d’en haut. C’est bien dommage et à la place de ce communiqué, la présidence aurait mieux gagné à garder le silence. Ou alors, à publier telle qu’elle, la déclaration des biens du président, ce qui ferait preuve de transparence.

Sinon quel est l’intérêt pour le peuple, de la déclaration des biens des gouvernants, si telle déclaration devait rester secrète ? Est-ce cela l’esprit de la déclaration légale des biens ?

Que cette déclaration ait bel et bien eu lieu, quel en est l’intérêt pour les Maliens si personne n’en sait rien ? L’Article 37 de la Constitution du Mali précise : « Après la cérémonie d’investiture et dans un délai de 48 heures, le président de la Cour suprême reçoit publiquement la déclaration écrite des biens du président de la République. Cette déclaration fait l’objet d’une mise à jour annuelle ». Nous croyons savoir que l’investiture officielle du Président Ibrahim Boubacar Kéita a bel et bien eu lieu le 4 septembre 2013.

Une lutte implacable contre la corruption et l’impunité, pour être crédible et exemplaire doit commencer par la transparence chez les plus hautes autorités, notamment par la déclaration de leurs biens au début et à la fin de leurs missions. Le président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a décrété 2014, l’année de la lutte contre la corruption doit témoigner de sa bonne foi devant l’histoire en publiant ladite déclaration des biens reçue, semble-t-il par la Cour suprême le 9 septembre 2013. La lutte contre la corruption, qui répond aux attentes et aspirations de notre peuple, doit se poursuivre et surtout ne souffrir d’aucun caractère sélectif.

B. Daou

Le Républicain du 7 Janvier 2014