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Notre pays connaît ces derniers temps dans sa partie nord, un regain de violence qui se caractérise par une rupture unilatérale de la trêve observée par l’Alliance du 23 mai, suite aux accords d’Alger de juillet 2006, avec des affrontements particulièrement violents qui ont causé la vie à de nombreuses personnes (civils et militaires).

Cette situation, porteuse de périls graves pour la nation, a établi avec éloquence, l’échec du Président de la République dans la recherche d’une solution durable à la crise.

Cet échec se traduit par des initiatives politiques hasardeuses, basées sur le copinage et l’amicalisme pour résoudre une question politique essentielle, et une diplomatie tatillonne qui navigue dans la confusion et le clair-obscur…

La gestion de cette crise se résume en la seule personne d’Amadou Toumani Touré et elle ne tire aucune leçon de notre histoire récente qui démontre que malgré l’avènement de la démocratie au Mali, la société touareg, n’a connu aucune transformation sociale profonde.

C’est une société hiérarchisée, dominée par une aristocratie féodale qui s’est alliée à l’autorité traditionnelle depuis la période coloniale et qui impose sa volonté à l’immense majorité de la population.

Tous les postes électifs et les structures de l’administration sont littéralement placés sous le contrôle du pouvoir traditionnel, lequel perpétue son règne par l’oppression, la terreur et la confiscation de toute possibilité de changement de cet ordre social arriéré et rétrograde.

Le pouvoir reste sans cesse entre leurs mains et l’imposition de ce modèle de reproduction sociale a été fortement encouragée par les régimes (depuis la IIème République jusqu’à nos jours).

Ils n’ont eu d’autres stratégies que de renforcer ce pouvoir traditionnel et créer une alliance avec ces féodalités qui ont leur entrée à Koulouba, bénéficient de toutes les faveurs grâce à la corruption à grande échelle et les carnets de chèques.

Le résultat, c’est l’absence réelle de l’Etat, garant de l’unité nationale, de l’équité entre les citoyens, le règne des petits seigneurs qui ont recours permanemment au chantage armé, à la contrebande, pour se faire entendre, alors que l’immense majorité de la population au nom de laquelle ils prennent les armes, vit dans la misère la plus effroyable !

Le Parti SADI:

Réaffirme solennellement l’indivisibilité du Territoire National et le rejet de la politique du chantage armé menée par la « rébellion » actuelle


Demande la tenue d’un débat public sur la situation au nord Mali à l’Assemblée Nationale, pour mesurer toute l’ampleur et les différentes dimensions de la situation et y apporter des solutions efficaces et durables.


Condamne les attaques de la «llion armée » et apporte son soutien à l’armée nationale dans sa mission de défense de l’intégrité du territoire.

Exprime son opposition à toute idée d’allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal.

– Appelle l’armée à faire preuve de discernement afin d’éviter la provocation qui entraînerait des représailles et des exactions sur les populations civiles.


Exprime sa sympathie aux familles et aux

populations qui payent au quotidien un lourd tribut à la rébellion.

Républicain du 05 Juin 2008