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La Déclaration de Paris fut entérinée le 2 Mars 2005. Aussi, une centaine de ministres, responsables d’organismes d’aide et autres hauts fonctionnaires ont adhéré à un accord international, et engagé leurs pays et organismes à continuer à augmenter les efforts d’harmonisation, d’alignement et de gestion axés sur les résultats, avec des actions et indicateurs à suivre.

En effet, l’objectif visé par le WILDAF (Femme, Droit et Développement en Afrique) est de mobiliser les organisations de femmes d’Afrique de l’Ouest en vue d’une meilleure participation au processus d’évaluation de la Déclaration de Paris et du suivi de la mise en oeuvre des résultats de l’évaluation.

C’est pourquoi les femmes de l’Afrique de l’Ouest s’apprêtent à prendre part (à la fin de ce mois de Juin, à Lomé) à une réunion préparatoire, tout en leur permettant de se familiariser avec cette Déclaration de Paris, de mettre les femmes au même niveau d’information sur l’état d’avancement des préparatifs de la conférence d’Accra sur la Déclaration de Paris et de leur permettre d’échanger sur les différentes activités de la sociétés civile qui a lieu dans le cadre de son évaluation.

Il s’agit de leur faire prendre conscience des enjeux liés à cette Déclaration, pour l’égalité des sexes et le rôle des femmes en tant que société civile. Dans le même idéal, il s’agira de dégager les grandes lignes d’une position des femmes d’Afrique de l’Ouest, de discuter des stratégies à mettre en oeuvre (en collaboration avec la société civile des autres sous-régions et des autres continents) les résultats de la réunion de haut niveau prévue en Septembre prochain, et d’en faire le suivi.

Au cours de cette réunion préparatoire que Lomé abritera dans quelques jours, les thèmes qui seront abordés concerneront la Déclaration de Paris (génèse, principe, architecture, rôle de la société civile); les enjeux de la Déclaration de Paris pour les femmes; la mobilisation de la société pour l’évaluation de la Déclaration : cas du Ghana et des pays de la Commonwealth, la mobilisation de la société civile au niveau africain et mondiale, et enfin, l’état d’avancement des préparatifs de la conférence d’évaluation d’Accra.

Signalons que la Déclaration de Paris définit un plan d’action concret visant à améliorer la qualité de l’aide et son impact sur le développement. Et les 56 engagements de partenariat énoncés s’organisent autour de cinq principes : appropriation, alignement, harmonisation, gestion axée sur les résultats et responsabilité mutuelle.

Rappelons également que douze indicateurs d’efficacité de l’aide ont été définis à Paris pour suivre et encourager les avancées sur les grands engagements de partenariat. Quoi qu’il en soit, cette Déclaration de Paris se veut un modèle de partenariat prêt à améliorer la transparence et le contrôle des ressources en faveur du développement.

C’est pourquoi elle préconise d’installer, à différents niveaux, des mécanismes de responsabilité plus solides et plus équilibrés, tout en fournissant, en temps voulu, des informations transparentes et détaillées sur les apports d’aide, afin de permettre, aux autorités des pays partenaires, de présenter des états budgétaires complets à leurs Parlements et à leurs citoyens.

Au niveau national, la Déclaration de Paris encourage des donateurs et bénéficiaires à évaluer conjointement, en usant au mieux des dispositifs locaux et existants. Au niveau international, elle trace un cadre dans lequel donateurs et pays bénéficiaires de l’aide sont mutuellement responsables, c’est-à-dire qu’ils respectent les engagements pris et devant être l’objet d’un suivi public.


Mariétou KONATE

24 Juin 2008