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Après les meurtres d’innocentes personnes dans le nord du pays, de 2012 à 2014, notre pays, le Mali, présente au monde des chapelets de sinistres: Dioura, Ogossagou, Sobane-Da, Gangafani, Yoro qui ont endeuillé le peuple, de mars à juin 2019. Ni Koulikoro, ni Ségou, ni Sikasso n’échappent au déferlement de la violence, de l’insécurité qui se répand.

Le drame triomphant aux quatre coins du pays, appelle les patriotes à la trêve des antagonismes politiciens, des attentes fiévreuses d’élections qui n’auront ni la transparence et la crédibilité recherchées, et n’apporteront pas des solutions à l’apocalypse qui accable les paisibles citoyens.

Leur désarroi n’a d’égal que celui de l’Etat lui-même, plongé dans un tarissement jamais vu, d’imaginations, de visions pour renforcer la défense et la sécurité nationale.
Celle-ci passe certes par l’exercice militaire mais aussi et surtout par l’érection d’institutions politiques et républicaines fortes, par une diplomatie sélective dont la cible est le développement, la paix et la sécurité, avec l’appui des vrais amis.
Cette exigence dépassant les ambitions et les convoitises de groupuscules en quête d’intérêts étriqués, est à l’origine de l’appel de l’UNTM à une large concertation Nationale, aux dimensions de la Conférence Nationale de 1991, pour refonder la République, la démocratie. Ceci est un appel ardent à la conscience de la classe politique malienne.

Bamako, le 27 juin 2019
P/Bureau Exécutif
Le Secrétaire général de l’UNTM, Yacouba KATILE,
Chevalier de l’Ordre National

01 Juillet 2019