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Amnesty International et Greenpeace ont demandé l’ouverture d’une enquête pénale au Royaume-Uni sur le déversement en 2006 de déchets toxiques à Abidjan qui a fait 17 morts, dans un rapport intitulé « Une vérité toxique » rendu public mardi. Dans un premier temps, les déchets, générés par le lavage à la soude caustique de gros volumes de pétrole non raffiné, ont été acheminés aux Pays-Bas mais Trafigura, estimant que le tarif demandé était trop élevé, a refusé qu’ils y soient traités et décidé de les expédier à Abidjan, sans traitement pour éliminer leur dangerosité, selon les 02 ONG. Un tribunal néerlandais a déclaré Trafigura coupable d’avoir exporté illégalement les déchets depuis les Pays-Bas, mais le parquet a refusé de prendre en considération les événements qui se sont déroulés par la suite à Abidjan comme leur impact sur la santé humaine, selon le rapport.De son côté, Trafigura a estimé que le rapport « contient de nombreuses inexactitudes et informations fausses » et « simplifie à l’excès des questions juridiques complexes », selon le communiqué des ONG. Il demande aussi à la Côte d’Ivoire de veiller à ce que les victimes soient entièrement indemnisées, alors que la justice ivoirienne a confirmé que des fonds destinés aux victimes avaient été détournés. AFP.