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Près de 8 à 16 millions de cas d’infection par le virus de l’hépatite B, 4,7 millions de cas d’infection par celui de l’hépatite C et 80 000 à 160 000 cas d’infection par le Vih sont provoqués chaque année par la réutilisation d’aiguilles non stérilisées.

Une grande partie de ces infections pourrait être évitée si les seringues étaient éliminées de manière sûre. Certaines pratiques comme la réutilisation de seringues et d’aiguilles jetables, la fouille des décharges et le tri manuel des déchets récupérés à la sortie des établissements de soins exposent les personnes qui s’y adonnent à un risque immédiat de blessures provoquées par les aiguilles et les matériels toxiques ou infectieux.

Selon le représentant de l’OMS au Mali, Lamine Cissé Sarr, la gestion des déchets d’injection fait donc l’objet d’une très grande préoccupation dans les pays. Une préoccupation partagée par des organisations telles que l’OMS, l’Unicef, Path, Gavi et plusieurs autres partenaires de la vaccination qui veulent s’investir dans un appui aux pays afin qu’une gestion adéquate des déchets piquants soit mise en place.
C’est à cet effet que se tient à Bamako du 11 au 14 juillet l’atelier sous-régional sur l’élimination des déchets hospitaliers, en particulier ceux issus de la vaccination.
Cet atelier placé sous l’égide de l’OMS s’inscrit dans le cadre de la sécurité des injections et vise en premier lieu à réduire les risques sanitaires et environnementaux liés à la gestion des déchets biomédicaux, notamment les déchets piquants générés par les campagnes de vaccination de masse contre la rougeole et le tétanos maternel et néonatal.

La problématique d’une gestion adéquate des déchets hospitaliers interpelle les gestionnaires de programme de vaccination, les responsables chargés de questions environnementales, les fournisseurs d’équipements d’élimination de déchets et les partenaires afin d’asseoir un engagement des pays au niveau régional pour une gestion adéquate des déchets hospitaliers, a dit Lamine Cissé Sarr.

Quatre jours durant, les participants auront à présenter le programme spécial du projet GAVI relatif à la gestion des déchets biomédicaux ;

à définir les approches méthodologiques pour une analyse rapide de la situation ;

les rôles et les responsabilités des comités nationaux et à présenter des études de cas de pays avec une gestion efficace des déchets.

Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Daba Diawara, qui a présidé la cérémonie d’ouverture : « il est fondamental que tous les acteurs de la chaîne d’élimination prennent conscience de l’importance d’une élimination adéquate et satisfaisante des déchets biomédicaux« .

Boukary Daou/Le Républicain

13 juillet 2006