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Le général Paul Aussaresses, qui avait clairement assumé son comportement de tortionnaire durant la guerre d’Algérie, est mort à l’âge de 95 ans, a annoncé mercredi sur son site l’association d’anciens parachutistes « Qui Ose gagne ». Ancien responsable des services de renseignement à Alger pendant la guerre d’Algérie, le général Aussaresses avait été condamné au terme de procès qui avaient fait grand bruit. Né le 7 novembre 1918 à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn), Paul Aussaresses se porte volontaire en 1941 pour les services secrets en France où il avait été parachuté. Plus tard, il participe à la création du 11e Choc, bras armé du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, future DGSE). En tant que chef de bataillon parachutiste, il sert ensuite en Indochine. En 1957, le général Jacques Massu, commandant la 11e division parachutiste, lui demande de rétablir l’ordre à Alger. Il se retrouve à la tête de ce qu’il appelle lui-même « un escadron de la mort », chargé de procéder à des arrestations nocturnes, suivies de tortures, avec élimination de certaines personnes arrêtées. (…) Est-ce que la torture « m’a posé des problèmes ? Je dois dire que non. Je m’étais habitué à tout cela », assurait-il au début des années 2000. Paul Aussaresses a toujours affirmé que ses actes avaient été commis avec l’aval de sa hiérarchie et de l’autorité politique. AFP.