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Notre confrère et ami Oumar Bouaré, directeur de publication de « Kabako », n’est plus. Alors qu’il revenait de l’imprimerie où il suivait la fabrication d’un numéro pour son domicile aux « 320-Logements » de Yirimadio, il a été mortellement fauché par un véhicule au niveau du « Village-Can ». Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi aux environs d’une heure du matin.

Il sera porté en terre ce jour après la levée du corps prévue à la mosquée des « 320-Logements » de Yirimadio « Attétébougou »
Entre nous et Oumar Bouaré, qui était tous les jeudis à Jamana pour tirer sa matière première sur calque, ce n’était non pas une amitié mâle mais la camaraderie dans le sens saint-exupérien du terme : nous regardions dans la même direction, c’est-à-dire pour l’avènement d’une presse crédible au service d’une démocratie qui s’affirme chaque jour un peu plus.

Spécialisé dans les faits divers, le journal « Kabako » a acquis ses lettres de noblesse sous la férule de notre ami qui, comme dans une synergie avec les forces de sécurité, traquait aussi les contrevenants à la loi et tous ces bandits de grand chemin en étalant sur la place publique leurs faits et méfaits.

D’un abord facile, Oumar était toujours tout sourire et savait aussi détendre l’atmosphère, ce qui va nous manquer les jeudis à l’heure du bouclage où les uns et les autres fatigués serrent la vis.

A sa famille éplorée, à ses parents et à la rédaction du journal « Kabako », Jamana et Les Echos présentent leurs condoléances émues et prient pour le repos éternel de son âme.

Dors en paix l’ami ! Que la terre te soit légère. Amen.

01 Aout 2008