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Il s’agissait d’expliquer et de sensibiliser les participants au nombre d’une cinquantaine sur leur rôle, les attributions ainsi que les principes de fonctionnement des structures communales dans leur inter-action avec tous les acteurs de développement.

Les participants ont abordé, trois jours durant, plusieurs aspects et concepts de la gouvernance locale notamment la notion de libre administration, l’organisation et le fonctionnement des communes, l’inter-activité entre les acteurs locaux, l’intercommunalité, le rôle et l’importance de l’Etat civil.

Les travaux se sont déroulés sous la présidence du sous-préfet, M. Drissa Coulibaly qui a salué l’initiative des organisateurs ainsi que la qualité des encadreurs de la présente session.
fabrication d’huile alimentaire, d’aliments bétail et de savon

Plus de 200 000 tonnes de graines de coton transformées par an par les pressoirs

Depuis près de deux ans et demi, les graines de coton ne pourrissent plus dans les magasins CMDT et sur les aires de stockage. Cela à cause de l’installation dans plusieurs localités (particulièrement dans les zones CMDT) de pressoirs de production d’huile alimentaire, d’aliment bétail et du savon de lingère .

out est parti de Koutiala, en ce qui concerne l’implantation de pressoirs au Mali. Dans la capitale de l’or blanc, nous avons rencontré le président de la coopérative de pressoirs d’huile et d’aliment bétail, El Hadji Mohamed Daouda Diarra, Pierre Saade promoteur de pressoir à Sikasso, le promoteur de l’usine HAWYT. Tous sont convaincus de l’utilité de la graine de coton dans le développement de notre économie.

Pour El Hadji Mohamed Daouda Diarra l’installation de pressoir fait suite au constat à la cherté du coût de la vie dans notre pays par les promoteurs de pressoirs. Dans un pays où les commerçants procèdent aux augmentations de prix des produits comme ils le veulent, sans être inquiétés par les autorités, il y a lieu que de bonnes initiatives voient le jour pour aider le Malien moyen.

Aujourd’hui dans l’alimentation, d’une façon générale, l’huile joue un rôle très important. Donc il faut qu’elle soit cédée aux consommateurs à un prix acceptable. Avant l’implantation des pressoirs, le litre d’huile végétale était vendu à 800FCFA, mais présentement nous cédons le litre d’huile alimentaire aux consommateurs à 450 FCFA ; le au sac de 50kg de tourteau était vendu entre 3500 et 4250 FCFA, aujourd’hui, le sac de 50 kg d’aliment bétail est livré en gros à 2500FCFA. El Hadji Mohamed Daouda Diarra a confié que présentement les pressoirs transforment plus de 200 000 tonnes de coton graine par campagne.

Ce qui fait aujourd’hui la bonne affaire de la CMDT, qui n’a plus besoin d’attendre de longs mois pour toucher l’argent des graines de coton. Car avec les pressoirs, le paiement se fait au comptant. Egalement, avec les pressoirs, plusieurs emplois ont été créés.

Les promoteurs de petites et moyennes unités de production d’huile, d’aliment bétail et de savon utilisent plus de 300 jeunes de façon directe et près de 2800 autres indirectement.El Hadji Mohamed Daouda Diarra a déclaré qu’il souhaite que la CMDT aux promoteurs de pressoirs chaque année un quota de tonnages en graine de coton.

Ampha Coulibaly président de SYCOV à Koutiala affirme, pour sa part, que la CMDT est consciente du rôle joué depuis de longs mois par les pressoirs. Il dira que tout sera mis en œuvre, par la CMDT et les paysans pour que, plus jamais, une seule graine de coton pourrisse dans les magasins CMDT et sur d’autres aires de stockage dans les villages.

Il a profité de l’occasion, pour demander aux producteurs de mettre un accent particulier sur la qualité du coton graine au cours de la campagne à venir. La fibre et la graine de coton sont payées sur les marchés internationaux à partir de la qualité. Les pressoirs de Koutiala à elles seules produisent par campagne plus de 170 000 tonnes d’aliment bétail.

Pour M. Pierre Saade, les pressoirs sont venus rendre moins cher le coût de la vie du Malien moyen. Ils contribuent, de nos jours, à hauteur de 57% dans l’alimentation des familles et à près de 63% dans la nourriture du bétail.

Pierre Saade de poursuivre que le laboratoire national de la santé a procédé à des analyses sur la qualité de l’huile produite par les pressoirs, et il ressort que l’huile produite à base de graine de coton par nos unités est très bonne

Contrairement à un passé récent, l’huile, qui constitue presque la matière première de notre alimentation, était très chère.

Mais aujourd’hui et grâce aux pressoirs, de Sikasso à Kidal en passant par Kayes, Koulikoro, Bamako, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao, le litre d’huile alimentaire raffinée est à la portée du Malien. A partir de nos propres ressources, nous pouvons assurer notre auto-suffisance alimentaire sans trop de difficultés.

Selon Pierre Saadé, à partir d’une tonne de graines de coton, on peut extraire un minimum de 110litres d’huile raffinée. Pour parfaire cette action de développement, M. Saade souhaite le concours d’autres acteurs, même s’ils sont de l’extérieur, pour davantage mieux accompagner les promoteurs de pressoirs.

A Sikasso, le promoteur de l’Huilerie Abou Woro, Yacouba Traoré, a déclaré que son usine consomme par campagne plus de 150 000 tonnes de graine de coton. La gr, dira Abou W. Y. Traoré, est le manque de graine de coton. Présentement affirme le PDG de l’Huilerie Abou Woro Yacouba Traoré, il n’y a plus de graine de coton disponible dans les magasins de la CMDT et dans les différentes aires de stockage des villages.

Tout comme ses homologues de Koutiala, Abou W.Y. Traoré souhaite que la CMDT, l’APCAM et les paysans se mettent d’accord pour satisfaire les promoteurs d’usines de production d’huile, d’aliment bétail et de savon, en leur livrant en quantité suffisante la graine de coton.

Par an les usines HAWYT de Sikasso, Bâ Mariama de Ségou et les pressoirs de Koutiala payent près de 2 milliards 500 millions de FCFA à la CMDT pour les graines de coton.


Zhao Ahmed BAMBA

04 septembre 2006.