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hcct-2.jpgLundi, au Centre international des conférences de Bamako, l’ouverture de la première session ordinaire de la deuxième mandature du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a eu lieu sous la présidence du premier responsable de l’institution, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim.

Etaient également présents, le représentant le Premier ministre le ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et des Relations avec les Institutions, Badi Ould Ganfoud, membres du gouvernement, députés, et représentants du corps diplomatique et de la société civile.
A l’ordre du jour : Installation des commissions de travail de l’institution et examen des textes soumis pour avis par le gouvernement.

Durant trente jours, élus locaux en provenance des quatre coins du pays vont installer six commissions: la commission « affaires administratives et décentralisation », la commission « finances et budget des collectivités », la commission « éducation, santé, affaires culturelles, sociales et communication », la commission « affaires économiques, production et échanges », la commission « plan, aménagement du territoire et action locale » et la commission « contrôle ».

Après cette étape, chaque commission examinera les questions se rapportant à son domaine de compétence. L’ensemble des sujets seront par la suite débattus en plénière.

La décentralisation constitue une réponse à nos préoccupations fondamentales que sont la préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, la refondation de l’État, la démocratisation de la gestion des affaires publiques et la lutte contre la pauvreté et les maladies par la fourniture de services de qualité aux usagers ; et elle ne peut être bénéfique pour les collectivités que dans le cadre de la paix, garante de la quiétude et du développement, a expliqué le président de l’institution.

Dernière née des institutions de notre pays, le HCCT tire sa force d’une volonté politique fortement exprimée depuis la Conférence nationale de 1991, de doter notre pays d’une institution qui se consacre entièrement à la mise en œuvre de la décentralisation avec en ligne de mire, la création de collectivités fortes et l’émergence de nouveaux acteurs : les élus locaux chargés de promouvoir le développement local et régional.

L’institution s’est dotée d’une méthodologie centrée sur un plan d’action stratégique qui lui a permis de 2003 à 2006 d’être un acteur efficace, capable de mobiliser les ressources humaines, matérielles et financières pour promouvoir la décentralisation a expliqué Oumarou Ag Mohamed Ibrahim. Aussi, a-t-il poursuivi, cette option sera poursuivie et fera l’objet d’une étude approfondie dans un futur immédiat.

La dynamique d’engagement et de travail existant au sein du conseil est le gage de la réussite de la décentralisation, a estimé le président du HCCT.

La garantie de la bonne audience de son institution selon Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, repose sur l’équation de la situation des élus, de leur choix et des conditions d’exercice de leur fonction de conseillers nationaux. Aussi, appel a été lancé par le président du HCCT à l’endroit de chacun des membres, à apporter sa contribution à l’animation de l’institution.

Tout en estimant que les scrutins futurs pour l’élection des conseillers et maires, constituent un enjeu majeur pour notre pays en raison des idéaux de liberté, de démocratie et de développement qui s’y attachent, assurance a été donnée par le président du HCCT, que le conseil s’emploiera à la bonne préparation du rendez-vous et appliquera la transparence dans le vote.

09 mai 2007.