Partager

Près de cinquante personnes, accusées d’être impliquées dans l’attaque du domicile du président guinéen Alpha Condé le 19 juillet 2011 à Conakry seront jugées en cour d’assises à partir de ce lundi 20 février. Le président Condé est sorti indemne de l’attaque lancée par des militaires contre sa résidence privée de Conakry. Au cours de l’attaque un membre de la garde présidentielle a été tué et deux autres blessés. Cette première session de l’année 2012 est donc très attendue. Le délit de tentative d’assassinat du chef de l’Etat ne figure pas dans les actes d’accusation. Les circonstances de cette attaque avaient soulevé toutes sortes de critiques que Hassan Diallo procureur général de la cour d’appel de Conakry n’ignore pas : «Depuis le déclenchement des poursuites contre les narcotrafiquants supposés en 2008 et récemment dans l’attaque du domicile du président de la République, l’Etat et par voie de conséquence le ministère public ont essuyé plusieurs critiques plus acerbes les unes que les autres. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, on a crié au scandale de coups montés de toute pièce et donc d’arrestations illégales». RFI