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Les habitants du District de Bamako, surtout ceux des anciens
quartiers dits quartiers populaires sont confrontés à d’énormes difficultés
pendant l’hivernage. Les raisons? Les problèmes de ruissèlement régulier
des eaux de pluies, l’état défectueux des rues et l’incivisme des
populations. En ce début d’hivernage, les dispositions ont-elles été prises
pour assurer le drainage effectif des eaux de pluies comme d’habitude?

Cela est une question qui suscite beaucoup d’intérêts pour ceux
qui sont concernés par cette situation. De même, pour autant, il y a lieu de
demander s’il s’est opéré un changement positif de comportement des
populations elles-mêmes qui, souvent, de par leurs propres actes,
contribuent à amplifier les difficultés de leur cadre de vie.

LES MESURES PREVENTIVES ONT-ELLES ETE ENVISAGEES?

En effet, ces dernières années, les autorités du pays,
conscientes des conséquences parfois fâcheuses du faible drainage des eaux
usées dans le District de Bamako, avaient entrepris à chaque approche
d’hivernage de curer les caniveaux et les collecteurs principaux. Cela
s’était révélé un palliatif aux désagréments consécutifs à des pluies
diluviennes sur certains habitants du District.

S’il est indéniable que le District de Bamako est un grand
chantier, il ne demeure pas moins que cette insécurité existe encore, en
raison du fait que beaucoup de maisons sont encore dans un état qui les
expose à des problèmes pendant l’hivernage. C’est ainsi que parfois, au lieu
que tous se réjouissent du fait qu’il pleut abondamment, certains
s’inquiètent de cette situation, ne sachant pas quelle en sera la finalité.
Toute chose qui les amène souvent à rester sur le qui vive jusqu’à la fin
des pluies.

LA PART DE RESPONSABILITE DES POPULATIONS

Aussi, comme cela peut surprendre, par endroits, ce sont ces
mêmes populations qui profitent des pluies pour déverser dans les rues et
les fossés les ordures de toutes sortes allant parfois jusqu’aux vieux
matelas. Par ce fait, ils contribuent à rendre la situation davantage
difficile à gérer. Espérons simplement qu’ils prennent conscience des
conséquences de leurs actes et qu’ils se ressaisissent et ce dans l’intérêt
de tous.

Il est temps que les populations pensent à soutenir les efforts
des autorités qui se battent avec le peu de moyens disponibles pour les
aider à avoir des cadres de vies relativement mieux sécurisés. Il importe
que les composantes de la société civile songent à s’engager dans les
campagnes d’information et de sensibilisation sur le bon comportement qui
permet de mettre tous à l’abri de l’insécurité due à de fortes
pluviométries.

A tous les coups ce sont les autorités qui sont obligées de
venir au secours des sinistrés. Alors, pourquoi ne pas se donner la main pour
agir positivement afin d’alléger la tâche de chacun? Par ailleurs, pendant
l’hivernage les accidents de la circulation sont de plus en plus nombreux
toujours eu égard à l’indiscipline de certains usagers des routes.

Cet aspect n’est également pas à négliger à un moment où la
courbe des accidents de la circulation ne fait que monter en flèche.
D’ailleurs la pluie diluvienne qui s’est abattue sur le District de Bamako
et peut être sur plusieurs autres localités du pays dans la nuit du samedi
au dimanche dernier a causé des dégâts matériels par endroits.

C’est notamment le long de l’Avenue de l’OUA qu’on pouvait le
constater avec des poteaux électriques renversés, des arbres déracinés sur
l’ancienne route de Magnambougou. Même une station service en a fait les
frais car, le vent violent qui a soufflé a eu raison d’une de ses
installations.

Moussa SOW

18 juin 2007.