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C’est le 26 Avril que se dérouleront les élections communales de 2009. Les campagnes qui se sont ouvertes le 10 Avril commencent bien dans certaines communes et pour certains partis politiques. Mais d’ores et déjà, des candidats ou groupes de candidats sont à l’oeuvre pour soigner davantage leur image afin de tirer le maximum de bénéfices des campagnes électorales.

Dans cette dynamique, certains, et ils sont nombreux, vont au-delà de leur promotions, en fustigeant la gestion des affaires de la commune par ceux qui ont depuis 2004 la responsabilité de la gestion des communes Au nombre de ceux-ci il y en a qui sont en train de tout mettre en oeuvre pour être réélus, qui pour poursuivre, les oeuvres déjà entamées, qui continuer à rendre la survie insupportable aux populations.

L’heure des révélations et des mises en cause

A la veille des élections, les acteurs politiques se montrent généralement plus intéressés à la chose politique, les élections communales du 26 Avril ne font pas exception à cela. Les astuces et stratégies sont nombreuses et peu d’élus en sont épargnés.

Certains peuvent être considérés comme des intouchables, parce qu’ils sont irréprochables par rapport à leur gestion. Mais ils ne représentent qu’une infime partie des élus communaux. Les autres sont, depuis l’annonce de la tenue des élections communales, des cibles d’acteurs politiques.

Cela est compréhensible quand on sait que les périodes préélectorales sont aussi des moments privilégiés de revanche des uns sur les autres, conformément aux principes du jeu politique. D’ores et déjà, les élus communaux sortant qui ont encore des ambitions doivent avoir suffisamment d’arguments, en plus de l’argent pour pouvoir se faire élire.

De belles empoignades en perspective donc. Les électeurs sont les seules personnes ayant la souveraineté au sujet de l’élection de tel ou tel autre candidat. Le moment est donc venu pour eux de prendre leur responsabilité afin d’éviter que les différentes communes, urbaines et même rurales ne soient prises en otage par des gens qui, au lieu d’oeuvre à faire avancer les choses dans les communes, en demeurent les vrais fossoyeurs.

La nécessite des choix éclairés

Les électeurs ont, de l’ouverture des campagnes électorales au jour du scrutin, la destinée des communes en main. Or, qui dit électeurs fait allusion aux habitants des communes respectives. Nos communes ne seront que ce que nous voudrons qu’elles soient, cela est indéniable. Mas, les électeurs potentiels en ont-ils conscience?

Rien n’est moins sûr, d’autant plus que tous sont très attentifs depuis l’ouverture de la campagne à des présents de la part des acteurs politiques. On se rappelle que lors de l’anniversaire de la semaine des martyrs, des acteurs politiques issus du mouvement démocratique sont montés au créneau pour décrier cette situation.

Pourtant, les nombreux débats télévisés ont démontré que peu d’acteurs sont en dehors de ces pratiques. Il ressort qu’ils sont directement ou indirectement impliqués dans les actes du genre qui entâchent la crédibilité des élections.


Le compte a rebours

Les candidats des différentes listes électorales ne ménagent aucun effort pour se déstabiliser les uns les autres, le plus important pour chacun est de pouvoir tirer son épingle du jeu.

Dans une telle dynamique, les élus communaux sortants qui veulent rempiler ont du pain sur la planche, certains ne s’étant même pas donnés la peine de présenter le bilan de leur gestion à la société civile, sachant bien qu’ils rencontreront dans cet exercice des difficultés.

Les aspects considérés par des candidats pour déstabiliser les élus sortants sont relatifs à leur bilan de la gestion de certaines questions délicates comme celle du foncier, des marchés, celles relatives à l’assainissement entre autres. Difficilement on gère les affaires communales sans qu’on soit dans le collimateur des populations. Un changement de comportement s’impose pour la relance du développement communal.


La mauvaise gouvernance locale

Cela est la preuve de la mauvaise gouvernance locale. C’est par là aussi que la décentralisation présente des faiblesses. En effet, en se présentant aux élections, les gens ont en tête de s’ouvrir des opportunités de gains. Malheureusement cette tendance prend le dessus sur ce qui est essentiel dans la gestion des affaires communales.

C’est pourquoi malgré des années de pratique de la décentralisation, plusieurs communes urbaines comme rurales, souffrent encore d’insuffisances notoires d’équipements collectifs. La spéculation foncière a défrayé la chronique ces dernières années.


Une question d’arguments

Ces pratiques négatives sont exploitées par certains pour abattre d’autres. Le plus important en la matière est d’avoir suffisamment d’arguments pour convaincre l’électorat.

Au regard de ces réflexes des acteurs politiques, certains candidats seront facilement recalés à ces élections qui se dérouleront le 26 Avril, puisque c’est la force de l’argumentation qui sera déterminante.

Moussa SOW

14 Avril 2009