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La commission de révision de la Constitution nommée par le président égyptien par intérim Adly Mansour a tenu dimanche sa première réunion pour étudier les amendements au texte introduit par le chef de l’État destitué Mohamed Morsi.
Par ailleurs, deux soldats et un policier ont été tués dans le Sinaï, portant à 18 depuis la déposition de M. Morsi le 3 juillet les pertes des forces de l’ordre dans la péninsule, limitrophe d’Israël et de la bande de Gaza, et où sont implantés des groupes armés. Le gouvernement a à cette occasion appelé « tous les partis politiques à exprimer leurs opinions de manière pacifique », alors que se succèdent depuis plusieurs semaines des manifestations massives. L’UA a notamment suspendu l’Égypte alors que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a insisté samedi sur « la nécessité de la reprise du processus démocratique en Égypte », lors d’un entretien téléphonique avec M. Fahmy, ministre des Affaires étrangères du gouvernement transitoire. Le Royaume-Uni est revenu sur des autorisations d’exportation d’équipements militaires vers l’Égypte, de crainte qu’ils ne puissent être utilisés contre les manifestants. Mais d’autres pays ont clairement exprimé leur soutien aux nouvelles autorités dès la destitution de M. Morsi comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït ont ainsi annoncé des aides au Caire s’élevant à 12 milliards de dollars. La commission d’experts aura 30 jours pour élaborer des amendements, qui seront présentés à une commission de 50 personnalités représentant les diverses composantes de la société. AFP.