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La délégation de la rébellion du Séléka a entamé une réunion à huis clos en fin de matinée avec des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), arrivés jeudi à Libreville pour tenter de trouver une issue pacifique crise politico-militaire centrafricaine. Les présidents gabonais Ali Bongo, congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans ce conflit, et tchadien Idriss Deby participaient vendredi aux discussions. Idriss Deby avait en 2003 aidé le général François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat à Bangui. L’Equato-guinéen Téodoro Obiang N’Guema, présent jeudi, est rentré dans son pays. Les négociations semblent pouvoir se débloquer en raison de l’annonce par la rébellion de son accord de principe à un cessez-le feu d’une semaine avec le régime du président Bozizé. Pour l’instant, la rébellion abandonne son exigence d’un départ immédiat du dirigeant centrafricain du pouvoir. Cette concession d’une rébellion victorieuse sur le terrain est cependant soumise à plusieurs exigences fortes que doit accepter François Bozizé, ce qui explique qu’aucune déclaration finale n’ait été encore publiée. « Les forces mercenaires venues d’Afrique du Sud doivent quitter le territoire centrafricain, les prisonniers politiques doivent être libérés sans conditions pendant la même période », a affirmé le porte-parole de la coalition rebelle du Séléka, Florian Ndjadder. La rébellion demande également la nomination d’un nouveau Premier ministre issu de l’opposition. AFP