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Les Maliens. Je sais donc que l’un d’entre vous ira dire au grand-frère que je casse du sucre sur son dos. Or ce n’est pas vrai. Pas par peur de sa fureur de petit-fils de Niamodi -bousillé peut-être par l’arrière grand-père de Juppé ?-. Si je le ménage, c’est parce que j’aimerais bientôt avoir un petit casier près de sa rizière à Mopti. Si l’Opération riz consent à lui donner de l’eau. Car dans ce pays ancien dignitaire et ancien cordonnier, c’est comme diraient les Peuls, helndè et youlndé. En somme, égalité parfaite. Comme entre le grand-frère et l’animateur du « Débat africain ». Un débat avec un seul invité ? Le dialogue est blanc, comme ne l’a jamais dit Senghor et le monologue est nègre. Normal, il faut le dire.

Comme c’est normal de rabattre le caquet à tous ceux qui ne préconisent que y’a qu’à, y’a qu’à, ya, qu’à. Y’a qu’à faire ci. Y’a qu’à faire ça. Tous ces héros de salon pour qui les autres ne sont rien. A l’instar de ce monsieur ensanglanté qui poireautait l’autre jour devant le personnel de la salle d’urgence de Gabriel Touré. Le pauvre ! Il disait qu’il était un des héros du 26 mars mais que personne ne voulait soigner.

La raison ? Pris en flagrant délit de vol, il avait été cruellement passé à tabac avant d’atterrir à l’hôpital. Il avait raison de dire que même les voleurs ont des droits en démocratie. La démocratie, pour lui, c’est ce qu’on ne doit pas faire. Un conseil donc aux officiers qui se tourneraient le pouce à Bamako au lieu d’être au Nord. Ensuite, aux politiciens qui chercheraient à éviter d’aller aux inéluctables élections.

Avec contrôle physique des candidats qui aura lieu à Kidal, sinon c’est l’invalidation. Pas que je me mêle de choses qui ne me regardent pas, mais il faudra imiter Sadio Gassama qui, après Kati, dirigera, sans doute, une mission médiatisée sur Kidal. Sans moi, à cause de mon asthme qu’aggravent les vents de sable. Mais, il y a tellement d’internautes volontaires….

Adam Thiam

28 Février 2012