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L’autre soir, j’ai longuement regardé et écouté Sidiki Konaté et Sadio Gassama entretenir la presse locale sur les responsabilités qui doivent être celles de la profession en période de guerre. Il y avait pas mal de curiosités à relever lors de cette cérémonie. D’abord l’âge de ceux qui étaient là, écoutant religieusement les deux ministres, les applaudissant de rares fois.

Qu’ils étaient jeunes ces collègues ! Je peux même me prendre pour leur ancêtre. Avec tout ça, le porte parole du gouvernement et le tout nouveau ministre de la Défense n’arrêtaient pas de souligner le rôle que leurs hôtes d’une séance ont joué dans l’avènement de la démocratie. Je ne sais pas combien de ces jeunes étaient là en mars 1991.

Et je ne sais pas pourquoi ce n’est pas les patrons de médias qui étaient invités à leur place. Si quelqu’un sait qu’il me dise. Curiosité encore, ce sont les fringues du Général Gassama. Costard noir pétrole tigré de bandes verticales jaunes, cravate lourdement rayée
de traits couleur fauve.

J’ai dit à mon ami que c’est peut-être la nouvelle tenue des officiers et que ce doit être pour les attaques nocturnes.

Il m’a fait déchanter tout de suite et m’a montré, en photos quelques échantillons des ports du grand Soninké. Avant de conclure comme ça : maraka sapou te wa ! Y avait bien d’autres curiosités dont je ne mêlerai pas ici. Et la seule chose à peu près normale que j’ai trouvée, c’est que Sidiki Konaté est bien placé pour dire comment l’information doit être traitée pour ne pas tuer la communication. Ou bien l’inverse.

Adam Thiam

14 Février 2012