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La formation d’un gouvernement d’union nationale visait à accélérer la libération du Nord. L’animal est là depuis peu et dans la sous-région, il n’y a que la Côte d’Ivoire qui dépasse l’équipe CMD2. Mais peut-être pas pour longtemps car ici le recrutement des ministres n’est pas forcément terminé. On pourrait bien avoir dans les heures à venir un ministre délégué aux semences, un ministre d’Etat contre les Ogm, une ministre déléguée à l’Egalité hommes-femmes et une autre contre. Et pour l’union, c’est évident : plus on n’est nombreux plus on s’amuse. Et plus on s’amuse, plus on s’entend. Par exemple, Soumana Sacko s’entend désormais avec Kimbiri le redoutable débatteur.

A l’unisson également, les animateurs de la Copam la première galaxie que la navette de l’astrophysicien a mortellement heurtée. Idem pour les autres regroupements et même les partis : les gens s’embrassent le couteau entre les dents, la poudre de piment dans la main. Et même autour d’une lune que le Mali était la seule puissance mondiale à avoir détectée ce jour-là -témoins les noms et numéros de téléphone suivants-, Baba Daga et le Hci n’ont pu échanger le traditionnel sambe-sambé.

Pourtant le Mali est un et indivisible. C’est une réalité géographique et pas seulement une émission de l’Ortm. Bientôt, maître du jeu à Gao, Mujao sera chassé par le gouvernement d’union nationale. Maître incontesté de Tombouctou, Aqmi va bientôt payer pour les monuments cassés et les bars fermés. Roi de Kidal, Ansardine a intérêt à chercher l’asile politique à Alger.

On n’attendait que le nouveau gouvernement pour pulvériser les envahisseurs. A cœur vaillant, rien d’impossible. Et sans me mêler des affaires du Mali qui gagne, moi le loser sériel, je veux juste proposer le gouvernement B au cas où le gouvernement A développe des crampes d’estomac dans les heures qui suivent. Pas besoin de chercher : c’est un gouvernement resserré de onze ministres qui jouent tous avec… l’As Bougouni. Chez qui la victoire n’est pas qu’un slogan.

Adam Thiam

28 Août 2012